Pour le patron de la police, 20% de la délinquance est le fait des étrangers

SÉCURITÉ fait écho aux déclarations récentes du ministre de l'Intérieur...

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Le directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard a assuré mercredi que les étrangers étaient impliqués "pour 20% dans la délinquance totale en France", alors qu'une étude sur le sujet a été commandée par le ministre de l'Intérieur.
Le directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard a assuré mercredi que les étrangers étaient impliqués "pour 20% dans la délinquance totale en France", alors qu'une étude sur le sujet a été commandée par le ministre de l'Intérieur. — Philippe Desmazes afp.com

Le directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard a assuré mercredi que les étrangers étaient impliqués «pour 20% dans la délinquance totale en France», alors qu'une étude sur le sujet a été commandée par le ministre de l'Intérieur.

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui a annoncé mardi une baisse de 0,34% de la délinquance générale en 2011, tout en concédant une explosion des cambriolages, a évoqué des «raids» venus d'Europe de l'Est pour expliquer cette hausse. «Les malfaiteurs malheureusement viennent de partout, de l'étranger comme de France, et c'est vrai qu'on a dans le domaine du cambriolage un certain nombre de personnes liées à la délinquance itinérante», a déclaré Frédéric Péchenard sur Europe 1. «Les étrangers sont pour 20% dans la délinquance totale en France», a-t-il ajouté.

«Taux de délinquance des étrangers 2 à 3 fois supérieur»

Le ministre de l'Intérieur avait affirmé le 10 janvier que le «taux de délinquance parmi la population étrangère» était «entre deux et trois fois supérieur à la moyenne». M. Guéant avait indiqué avoir demandé à l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) une étude sur le sujet. «Les conclusions en arrivent peu à peu et il apparaît clairement que le taux de la délinquance étrangère est sensiblement supérieur, de deux à trois fois», avait-il noté. Cette étude n'a pas encore été rendue public.

Un criminologue de l'ONDRP, Christophe Soullez, a indiqué que l'Observatoire ne disposait «pas d'informations particulières sur les caractéristiques des auteurs qui sont à la base de cette augmentation des cambriolages» et feraient certainement l'objet d'études ultérieures.