Epilogue judiciaire de l'accident de la passerelle du Queen Mary II

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Les deux salariés des Chantiers de l'Atlantique qui étaient jugés pour la troisième fois pour le drame de la passerelle du Queen Mary 2, dans lequel 16 personnes sont mortes, ont été relaxés mercredi par la cour d'appel de Versailles.
Les deux salariés des Chantiers de l'Atlantique qui étaient jugés pour la troisième fois pour le drame de la passerelle du Queen Mary 2, dans lequel 16 personnes sont mortes, ont été relaxés mercredi par la cour d'appel de Versailles. — Lionel Bonaventure afp.com

La justice rendra mercredi sa décision dans le troisième procès de deux salariés des Chantiers de l'Atlantique poursuivis pour «homicides et blessures involontaires» pour le drame de la passerelle du Queen Mary 2 dans lequel 16 personnes étaient mortes.

Etienne Lamock, coordonnateur d'ouvrage, et Christophe Pierrard, ancien responsable de la logistique, qui avaient comparu en octobre devant la cour d'appel de Versailles, avaient réfuté durant leur procès avoir commis une faute. «Je suis convaincu que je n'aurais pas pu éviter ce drame», avait répété M. Pierrard.

16 morts et 29 blessés

Le 15 novembre 2003, l'effondrement de la passerelle, qui reliait au quai le paquebot géant en cale sèche aux Chantiers à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), avait provoqué la chute de 45 visiteurs et employés d'une hauteur de 18 mètres. Seize sont morts, 29 autres ont été blessés. Plusieurs expertises ont pointé des erreurs de conception de la passerelle, confiée au sous-traitant Endel, auxquelles se sont ajoutées des fautes au moment de son montage.

La confirmation des peines prononcées à l'encontre des deux salariés par la cour d'appel de Rennes en 2009, soit deux ans de prison avec sursis contre M. Lamock et dix-huit mois de prison avec sursis contre M. Pierrard, avait été requise par le parquet général de Versailles. En première instance, en février 2008, les deux cadres avaient été relaxés, comme les six autres personnes physiques poursuivies dans l'affaire. Seules avaient été condamnées, en tant que personnes morales, les Chantiers et leur sous-traitant Endel. Avait été prononcée contre chacun une amende de 177.500 euros.

En appel, l'amende avait été portée à 225.000 euros. En outre, la cour d'appel avait condamné quatre particuliers: les deux salariés des Chantiers et deux employés de Endel, l'un responsable d'agence et l'autre dessinateur de la passerelle. Ces deux derniers, qui avaient également écopé de peines de 24 et 18 mois avec sursis, ne s'étaient pas pourvus en cassation. En 2010, les condamnations des deux cadres des Chantiers avaient été annulées en cassation.