Femme brûlée vive à Saint-Denis: Les enquêteurs s'intéressent à la thèse de la vengeance

FAIT-DIVERS L'ex-compagnon d'une amie aurait menacé de la «brûler»...

N. Bg.

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Une voiture de police à Paris, le 21 novembre 2010.
Une voiture de police à Paris, le 21 novembre 2010. — ALIX WILLIAM/SIPA

Le mobile de la vengeance serait le plus plausible dans l’enquête ouverte à la suite du drame survenu à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Dimanche, vers 03h40, une femme de 50 ans a été «brûlée à 40%, au troisième degré» après avoir été aspergée d’essence par deux hommes encagoulés s’étant fait passer pour des policiers.

Selon lefigaro.fr, qui évoque une source policière, les enquêteurs de la brigade criminelle de la préfecture de police de Paris s’intéressent aux relations d’un homme qui se trouvait en garde à vue dans la région parisienne au moment des faits. Il était en instance de séparation avec sa compagne, une amie de la victime. Or, celle-ci aurait témoigné en faveur de son amie dans le cadre de cette séparation, ce qui aurait mis le compagnon dans un grand état de fureur, selon le site du quotidien, qui ajoute que l’homme aurait menacé de «brûler» sa compagne ou son amie. Les enquêteurs seraient en train de chercher parmi les relations de l’individu un possible lien avec les deux agresseurs cagoulés.

Consciente, elle raconte le drame aux secours

Consciente lors de l’arrivée des secours, la victime a donné plus de précisions sur les circonstances du drame, selon le Parisien. Deux hommes se faisant passer pour des policiers auraient sonné chez elle en pleine nuit et, pensant qu’ils intervenaient dans le cadre d’un nouvel incendie dans l’immeuble, elle leur aurait ouvert sans se méfier.

Selon le quotidien, au moins quatre départs de feu volontaires ont en effet été constatés la semaine dernière dans cet immeuble de cinq étages. Le site du Figaro relève quant à lui que la victime s’était récemment plainte d’actes de malveillance, dont l’incendie de poubelles dans l’immeuble et de son paillasson.

Après le drame, la femme de 50 ans a été transportée par hélicoptère jusqu’à l’hôpital de Tours (Indre-et-Loire), dans une unité spécialisée dans le traitement des grands brûlés. Elle vivait au quatrième étage de l’immeuble, seule avec sa fille. On ignore si celle-ci était présente au moment des faits.