Toscan du Plantier: Examen de l'appel du suspect n°1 contre son extradition d'Irlande

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Les avocats du principal suspect dans le meurtre de la Française Sophie Toscan du Plantier, il y a 16 ans en Irlande, ont contesté lundi devant la Cour suprême irlandaise la légalité de son extradition vers la France, dans une ultime tentative de lui éviter des poursuites dans ce pays.
Les avocats du principal suspect dans le meurtre de la Française Sophie Toscan du Plantier, il y a 16 ans en Irlande, ont contesté lundi devant la Cour suprême irlandaise la légalité de son extradition vers la France, dans une ultime tentative de lui éviter des poursuites dans ce pays. — Peter Muhly afp.com

La Cour suprême de Dublin examine ce lundi l'appel du principal suspect du meurtre de la Française Sophie Toscan du Plantier, qui n'a jamais été poursuivi en Irlande et conteste son extradition vers la France où la justice veut l'interroger sur cette affaire qui remonte à 1996. Le visage grave, le Britannique Ian Bailey, 54 ans, assis à côté de sa compagne, a écouté l'un de ses avocats, Garret Simons, contester devant les cinq juges de la plus haute instance judiciaire irlandaise la légalité d'une telle extradition.

Ni Ian Bailey ni ses avocats n'ont fait de déclaration à la presse à leur arrivée à la Cour suprême de Dublin, qui doit examiner jusqu'à mercredi l'appel du Britannique. Les juges doivent notamment étudier un rapport du parquet irlandais, remontant à 2001 et très critique vis-à-vis de la police irlandaise qui y est accusée d'avoir conduit une enquête à charge contre Ian Bailey et d'avoir utilisé des méthodes contestables.

Sauvagement frappée à la tête à coups de parpaing

Sophie Toscan du Plantier, 39 ans, avait été retrouvée assassinée le 23 décembre 1996 près de sa maison de Schull, dans le sud-ouest de l'Irlande. L'épouse du producteur français de cinéma Daniel Toscan du Plantier, aujourd'hui mort, avait été sauvagement frappée à la tête à coups de parpaing. L'enquête irlandaise n'a jamais abouti, mais Ian Bailey, qui a toujours clamé son innocence, fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen émis par la justice française à qui le dossier a été transmis en 2008.

La Haute Cour de Dublin avait donné son feu vert en mars 2011 à l'extradition de cet ancien journaliste indépendant, qui avait fait aussitôt appel. Ian Bailey, brièvement arrêté le 23 avril 2010 en Irlande où il vit et étudie le droit, est actuellement en liberté sous contrôle judiciaire. La décision de la Cour suprême n'est pas attendue avant plusieurs semaines.