Scandale à l'IGS: L'ex-patron récuse les accusations

ENQUÊTE elon lui, falsifier un procès-verbal «n'est pas le style de la maison»...

© 2012 AFP

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L'ancien patron de l'IGS, la police des polices parisienne mise en cause dans une affaire d'enquête truquée, nie s'être rendu coupable de la moindre faute déontologique, dans un entretien à parismatch.com.
L'ancien patron de l'IGS, la police des polices parisienne mise en cause dans une affaire d'enquête truquée, nie s'être rendu coupable de la moindre faute déontologique, dans un entretien à parismatch.com. — Jack Guez afp.com

L'ancien patron de l'IGS, la police des polices parisienne mise en cause dans une affaire d'enquête truquée, nie s'être rendu coupable de la moindre faute déontologique, dans un entretien à parismatch.com à paraître lundi.

Interrogé sur les accusations de truquage de procès-verbaux d'audition, Eric Meillan, le directeur de l'Inspection générale des services (IGS) jusqu'en 2010 rétorque : «Falsifier un PV (...) ce n’est pas le style de la maison. Surtout dans une procédure judiciaire». «Peut-être s’est-il passé des choses dont je n’ai pas eu connaissance», concède-t-il. «Je n’ai aucun élément tangible pour mettre en cause l’honnêteté de mes enquêteurs», insiste toutefois l'ancien responsable policier, aujourd'hui retraité.

Pas d'intervention de nature politique

La justice cherche à établir si l'IGS a faussement mis en cause quatre policiers dans un trafic présumé de titres de séjour dans le but d'écarter dans le contexte de la présidentielle de 2007 un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris marqué à gauche, Yannick Blanc.

Eric Meillan dément également toute intervention de nature politique dans cette affaire: «Je n"ai reçu aucune instruction dans cette affaire, ni dans aucune autre d’ailleurs». «Prétendre que j’ai été un proche du pouvoir, ça m’amuse!», affirme encore Eric Meillan. «Quant à Michel Gaudin, le préfet de police de Paris auprès de qui j’aurais été aux ordres selon Le Monde (ndlr: qui a révélé l'affaire), sachez une chose: entre lui et moi, ça n’a jamais été le grand amour!»

«On n'écoute pas un ancien ministre de l'Intérieur»

Eric Meillan a-t-il transmis des éléments de cette enquête judiciaire à sa hiérarchie? «Jamais!», réplique-t-il. Certes, avec Yannick Blanc, «nous n'avons jamais eu beaucoup d’atomes crochus, lui et moi», car «j’avais l’impression qu’il méprisait les policiers et qu’il voyait des complots sans arrêt», explique-t-il. Mais il dit n'avoir jamais cherché à monter une cabale qui, selon lui, n'aurait pas été utile: «Un haut fonctionnaire comme Yannick Blanc, vous le faites partir du jour au lendemain. Pas besoin de monter un "chantier"! Vous lui trouvez un placard doré et c’est tout.»

A propos des accusations de Daniel Vaillant convaincu que son portable avait été écouté pendant cette enquête: «Pas à ma connaissance! On n’écoute pas un ancien ministre de l’Intérieur», rétorque Eric Meillan, dont l'interview a été réalisée samedi par Paris Match