Plus de 2.000 manifestants réclament «justice pour Wissam» à Clermont-Ferrand

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Plus de 2.000 manifestants ont défilé samedi après-midi à Clermont-Ferrand, pour réclamer "justice" et "vérité" dans l'affaire Wissam El-Yamni, dont la mort suite à son interpellation a suscité plusieurs nuits de tension cette semaine et une forte colère contre la police.
Plus de 2.000 manifestants ont défilé samedi après-midi à Clermont-Ferrand, pour réclamer "justice" et "vérité" dans l'affaire Wissam El-Yamni, dont la mort suite à son interpellation a suscité plusieurs nuits de tension cette semaine et une forte colère contre la police. — Thierry Zoccolan afp.com

Plus de 2.000 manifestants ont défilé samedi après-midi, dans le calme, à Clermont-Ferrand, pour réclamer "justice" et "vérité" dans l'affaire Wissam El-Yamni, dont la mort suite à son interpellation a suscité plusieurs nuits de tension cette semaine.

"Respect de la dignité. Vérité et justice pour Wissam", pouvait-on lire sur la banderole de tête, derrière laquelle marchaient le père et le frère de ce chauffeur routier de 30 ans, dont la mort a suscité une grande colère dans son quartier de La Gauthière, où des voitures ont été brûlées pendant plusieurs nuits.

Les manifestants étaient plus de 2.000, selon l'AFP. La préfecture ne disposait pas d'évaluation dans un premier temps, l'évènement étant en cours.

Dans le cortège de cette manifestation organisée à l'appel notamment de la Ligue des droits de l'Homme ou du parti d'extrême gauche NPA, défilaient de nombreux jeunes issus de l'immigration mais aussi des élus locaux, Verts, NPA ou socialistes, comme l'adjoint au mairie en charge de la Jeunesse, Simon Pourret.

D'autres banderoles dans le défilé mettaient en cause les deux policiers ayant procédé à cette interpellation musclée: "Pour Wissam, la justice doit punir ses assassins" ou "prison pour les meurtriers de Wissam". Les manifestants, partis de la place du 1er mai, se dirigeaient vers la préfecture.

Sa famille a été reçue vendredi par la juge d'instruction chargée du dossier, mais les résultats de l'autopsie n'étaient pas encore connus. Une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique" a été ouverte.

Wissam El-Yamni était sous l'emprise de l'alcool, de la cocaïne et du cannabis lors de son interpellation musclée dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.

Une autre manifestation qui devait être organisée parallèlement devant la préfecture par le Bloc identitaire (extrême droite) a été interdite, la préfecture redoutant un "risque de trouble à l'ordre public".

Le Bloc identitaire entendait dénoncer le fait que "les forces de police soient une fois de plus accusées voire condamnées avant toute conclusion d'enquête".