Changer le métier d'enseignant, chapitre introductif. Lors de ses vœux aux acteurs de l'éducation à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), Nicolas Sarkozy a fait l'ébauche de son programme éléctoral en matière d'éducation. Avec l'idée maîtresse de revoir le statut des enseignants et leurs missions, qui reposent sur des textes datant des années 1950.

Une «attaque libérale sur l'école», pour le Cnes

«Cela impliquera de la part des professeurs d'accepter de nouvelles manières de travailler, d'être plus présents dans les établissements», a-t-il indiqué. Ce qui impliquerait pour les professeurs certifiés de travailler plus des 18 heures réglementaires actuelles et au-delà des 15 heures hebdomadaires pour les agrégés.

«Mais en contrepartie, leur rémunération devra être considérablement augmentée», a complété le chef de l'Etat, sans préciser comment et de combien. Dans la même logique réformiste, Nicolas Sarkozy a défendu le projet du ministre de l'Education, Luc Chatel, de confier une partie de l'évalu­ation des enseignants aux chefs d'établissement. Autant d'idées neuves aussitôt qualifiées «d'attaque libérale sur l'école» par le Snes.