La CNCDH souligne la «crise majeure» de l'accueil des demandeurs d'asile

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La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) souligne la "crise majeure" que connaît le dispositif d'accueil des demandeurs d'asile en France, dans un avis publié lundi.
La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) souligne la "crise majeure" que connaît le dispositif d'accueil des demandeurs d'asile en France, dans un avis publié lundi. — Miguel Medina afp.com

La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) souligne la «crise majeure» que connaît le dispositif d'accueil des demandeurs d'asile en France, dans un avis publié ce lundi. Selon la CNCDH, cette crise a pour origines «la sous-capacité structurelle du dispositif par rapport aux besoins d’accueil, l’augmentation relative de la demande et la baisse effective des crédits» alloués au dispositif national d'accueil des demandeurs d'asile (DNA).

A ces causes s'ajoutent «une crise de la gouvernance du dispositif d'accueil», selon cette institution indépendante de promotion des droits de l'Homme, qui assure un rôle de conseil et de proposition auprès du gouvernement.

«Seuls 28,3% de ceux y ayant droit étaient pris en charge dans les CADA»

L'avis rappelle que les demandeurs d'asile ont la «liberté de choix» de leur mode d'ébergement: «à défaut d’un hébergement individuel, il appartient à l’Etat de fournir à ceux qui le souhaitent un hébergement dans les Centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA)», souligne-t-elle.

La CNCDH estime que le principe de la liberté de choix «ne doit pas être utilisé par les autorités pour s’exonérer de leur obligation de fournir aux demandeurs d’asile qui le souhaitent un hébergement».

En 2010, selon le rapport de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), «seuls 28,3% de ceux y ayant droit étaient pris en charge dans les CADA, alors qu’en 2008 le ministère annonçait un objectif de 90%». La CNCDH «souhaite que l’objectif affiché d’optimisation de la prise en charge des demandeurs dans les CADA soit privilégié pour répondre à l’augmentation de la demande d’asile, et que de nouvelles places soient créées».