Trafic de drogue: 20 millions d'euros d'avoirs criminels confisqués en 2011

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Vingt millions d'euros d'avoirs criminels issus du trafic de drogue ont été confisqués sous diverses formes en France en 2011 et reversés à 90% aux policiers, gendarmes, douaniers, magistrats, tandis que le reste va aux actions de prévention, selon la Mildt.
Vingt millions d'euros d'avoirs criminels issus du trafic de drogue ont été confisqués sous diverses formes en France en 2011 et reversés à 90% aux policiers, gendarmes, douaniers, magistrats, tandis que le reste va aux actions de prévention, selon la Mildt. — Mehdi Fedouach afp.com

Vingt millions d'euros d'avoirs criminels issus du trafic de drogue ont été confisqués sous diverses formes en France en 2011 et reversés à 90% aux policiers, gendarmes, douaniers, magistrats, tandis que le reste va aux actions de prévention, a-t-on appris ce lundi auprès de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt).

Cette somme, constituée des espèces et du produit de la vente des autres biens confisqués, versée au fonds de concours que gère la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, est chaque année ventilée au bénéfice des services concourant à la lutte contre la drogue et son trafic. C'est ainsi que «35% vont à la police, 25% à la gendarmerie, 20% à la justice et 10% aux douanes», précise à l'AFP Etienne Apaire, qui dirige la Mildt.

21 millions d'euros confisqués en 2010

Les 10% restants sont affectés aux diverses actions de prévention de la Mildt et s'ajoutent aux 80% des crédits alloués annuellement à la Mildt qui sont consacrés à la prévention, souligne Etienne Apaire. Les avoirs criminels issus du trafic de drogue confisqués ne représentaient que 1,2 million d'euros en 2007, année à partir de laquelle ces sommes sont montées en puissance: 8 millions en 2008, puis 12 autres en 2009, avant d'atteindre 21 millions en 2010.

Entre leur saisie policière et leur confiscation judiciaire effective, ces biens sont gérés par l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Parallèlement, la Plate-forme d'identification des avoirs criminels (Piac), au sein de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF, police judiciaire), «dépiste les biens à partir d'une affaire, en identifie le véritable propriétaire puis les saisit pour permettre une confiscation ultérieure efficace», précise à l'AFP son chef Jean-Marc Souvira.