Sécurité routière: De nouvelles sanctions entrent en vigueur

JUSTICE Dans le viseur: les avertisseurs de radars, désormais interdits, et le portable au volant qui coûtera désormais très cher...

M.P.

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Ces panneaux, qui annonçaient les radars fixes, sont appelés à disparaître.
Ces panneaux, qui annonçaient les radars fixes, sont appelés à disparaître. — J. C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

Pas de quoi se réjouir en 2012 pour les automobilistes. Un nouveau décret doit être publié cette semaine, faisant entrer en vigueur toute une batterie de mesures renforçant la sécurité routière, annonce Le Figaro ce lundi. Ces sanctions ne seront pas une surprise totale puisqu’elles ont déjà été  votées à l’Assemblée nationale en mai dernier.  Rappel de ce qui va changer.

En premier lieu, les avertisseurs de radars sont désormais interdits. Difficile à mettre en place pour les policiers mais une amende de 1.500 euros est prévue, ainsi qu’un retrait de six points, pour dissuader les automobilistes qui voudraient tricher. Quant au téléphone portable au volant, la sanction se durcit, passant de 35 euros d’amende et un retrait de deux points à 135 euros d’amende et un retrait de trois points.

 Et ceux qui auraient l’idée de regarder un film en conduisant seront plus durement réprimés encore: l’amende passe de 135 à 1.500 euros. Et ce n’est plus deux mais trois points de retrait de permis, ainsi que la saisie de l’équipement.

Ethylotests bientôt obligatoires

Par ailleurs,  franchir la bande d’arrêt d’urgence sera désormais passible d’une amende de 135 euros. Une mesure répondant aux souhaits des société d’autoroute qui veulent protéger leur employés. Même tarif pour la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence, qui passe de 35 euros à 135 euros.

Les éthylotests anti-démarrage, obligatoires pour les bus scolaires, le seront pour les autres.

Les motards ne sont pas en reste. En cas de plaque non-conforme, l’amende a été augmentée et passe de 68 euros à 135 euros.

Enfin, sur le plan de l’organisation, les juges vont désormais avoir accès directement au fichier national des permis de conduire. Et les policiers municipaux pourront désormais détecter eux-mêmes la consommation de stupéfiants, mais sous la responsabilité d’un officier de police.