2012, les citoyens aux urnes

Alexandre Sulzer

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Nicolas Sarkozy lors de ses vœux aux Français avant-hier.
Nicolas Sarkozy lors de ses vœux aux Français avant-hier. — TF1 / REUTERS

L'année 2011, avec les primaires socialistes, l'affaire DSK, les sénatoriales, qui ont vu la Chambre haute basculer à gauche, a été très politique. 2012 le sera encore plus. Evidemment, c'est l'élection présidentielle – le premier tour aura lieu le 22 avril et le second le 6 mai – qui va marquer l'année. Elle sera suivie de près par les élections législatives, les 10 et 17 juin, qui, dans la logique des institutions, devraient donner une majorité au président élu (ou réélu).

Un candidat favori et un président qui se veut protecteur
Il y a cinq ans, les Français s'étaient passionnés pour la course élyséenne. La personnalité très « clivante » de Nicolas Sarkozy aidant, le scénario devrait se reproduire cette année sur fond de crise économique et financière. Les queues dans les mairies pour s'inscrire in extremis sur les listes électorales, observées ces derniers jours, confirment cet intérêt. Il faut dire que l'issue de l'élection est très incertaine. Pour l'heure, le socialiste François Hollande mène la course dans les sondages, mais son début de campagne n'a pas été fracassant. Le risque pour lui est de s'essouffler alors que Nicolas Sarkozy, dont la candidature ne fait aucun doute, ne se déclarera qu'en février ou en mars. Bien installé au « château », celui-ci mise à plein sur son rôle de président protecteur qui entend se positionner au-dessus de la mêlée. Lors de ses vœux samedi, il s'est d'ailleurs contenté de dire que les Français feraient leur choix « le moment venu ». Autre incertitude du scrutin à venir : Marine Le Pen, haute dans les sondages, parviendra-t-elle à se hisser au second tour ? Les états-majors des partis ne l'excluent pas. D'autant que les candidatures d'outsiders se multiplient à droite, ce qui accroît d'autant le risque de dispersion des voix. Hervé Morin, Dominique de Villepin, Christine Boutin, Frédéric Nihous, Nicolas Dupont-Aignan veulent en être. Sur Twitter, ce dernier notait que la journée d'hier était calme, « comme si l'année qui vient prenait des forces ». Elle en aura besoin.

vœux

Lors de son allocution télévisée samedi, Nicolas Sarkozy a écarté un nouveau plan de rigueur estimant que « ce qui devait être fait a été fait ». Outre la formation des chômeurs (lire ci-dessous), il a indiqué qu'il souhaitait créer une « TVA sociale », dont l'objectif est de réduire le coût du travail, et a promis qu'il mettrait en œuvre la taxation des transactions financières.