Prothèses mammaires: l'avocat de PIP reconnaît des «défaillances»

SANTE L'entreprise est au cœur d'un scandale sanitaire...

M.P. avec Reuters

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Une prothèse mammaire de marque PIP.
Une prothèse mammaire de marque PIP. — IBO/SIPA

Depuis le début de l’affaire des prothèses mammaires, Poly Implant Prothèse (PIP) avait gardé la même ligne: le silence. Placée en liquidation judiciaire en mars 2010, PIP existe toujours juridiquement en tant que personne. Alors que le ministère de la Santé a recommandé ce vendredi l’explantation des prothèses implantées, l’entreprise a décidé de donner sa version des faits.

«Aucun lien de cause à effet» insiste l'entreprise

Par la voix de son avocat, Me Haddad, l’entreprise implantée dans le Var reconnaît la défaillance des prothèses mais estime ne pas être la seule dans ce cas. «Il s'agit de prothèses qui ont connu des défaillances, mais les prothèses PIP ne sont pas les seules sur le marché à avoir connu des problèmes. La réalité est que toutes les personnes qui fabriquent des prothèses ont eu un pourcentage de défaillances», a expliqué Me Haddad à Reuters.

«La société a choisi d'adopter un silence complet sur l'affaire. Ce silence répond à une obligation de pudeur et de discrétion vis-à-vis de personnes en souffrance par leur douleur ou leur préoccupation de l'avenir», précise l'avocat. «Aucun lien de cause à effet» n'a été démontré par les scientifiques entre ces prothèses et les cas de cancers déclarés chez certaines femmes porteuses, ajoute-t-il alors que le scandale s'étend à la Grande-Bretagne et l'Italie.