Aéroports: vers l'instauration d'un service minimum?

TRANSPORTS L'Assemblée planchera en janvier sur le texte qui propose d'instaurer dans le domaine aérien le même type de règles que pour le rail...

Julien Ménielle

— 

Des passagers patientent dans un terminal pendant la grève des agents de sûreté à l'aéroport Lyon - Saint-Exupéry, le 17 décembre 2011.
Des passagers patientent dans un terminal pendant la grève des agents de sûreté à l'aéroport Lyon - Saint-Exupéry, le 17 décembre 2011. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Cinq jours de grève, une proposition de loi. Les députés examineront le 24 janvier un texte visant à instaurer un service minimum dans le transport aérien comme pour les trains, a annoncé ce mardi le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer.

Cette annonce fait suite aux déclarations de Valérie Pécresse qui a assuré que le gouvernement était favorable à une mesure de ce type. La porte-parole du gouvernement a cité le texte du député UMP Eric Diard qui propose d’imposer aux salariés du secteur du transport aérien de déclarer toute grève au moins deux jours à l'avance.

Dialogue social

«Le service minimum, la droite en parle toujours en plein moment de crise», a réagi Martine Aubry sur RTL. La première secrétaire du PS a estimé que «ce n'est pas au moment où les Français vont partir en vacances - et on peut comprendre leur exaspération - qu'il faut s'inquiéter du fait que les salariés de ces entreprises privées de sécurité soient dans la précarité et de mauvaises conditions de travail».

Car pour la gauche, c’est «l'absence de dialogue social» qui est la cause de tous les maux, comme l’a affirmé le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, sur France Info. De son côté, Eva Joly a estimé qu’«il y a une chose plus urgente à faire en France» qu’instaurer un service minimum dans l'aérien: «Instaurer l'obligation de négocier avant d'utiliser l'arme constitutionnelle qui est la grève» comme il en «existe en Allemagne et en Scandinavie et cela donne de bons résultats». «Il y a un côté absurde de commencer un conflit par la grève et négocier après».