Grève dans les aéroports: Les forces de l'ordre remplaceront les grévistes, le mouvement se poursuit mercredi

SOCIAL Les négociations ont échoué, les salariés ont annoncé que la grève continuait...

M.P. et J.M.

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Des passagers regardent la liste des vols à l'aéroport de Lyon Saint-Exupery, le 17 décembre 2011.
Des passagers regardent la liste des vols à l'aéroport de Lyon Saint-Exupery, le 17 décembre 2011. — AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Cinquième jour de grève pour les agents de sûreté des aéroports, et bientôt un sixième. La réunion de négociation entre le médiateur du gouvernement et les agents de sûreté s'est soldée ce mardi par un échec, a indiqué à 20 Minutes une source syndicale. Les salariés grévistes poursuivent donc le mouvement mercredi, notamment à Paris, Lyon et Nice. Claude Guéant a annoncé son intention d'envoyer les forces de l'ordre remplacer les grévistes dès mercredi: selon le ministre de l'Intérieur, 400 policiers et gendarmes sont «prêts à se substituer» aux grévistes.

Du retard à rattraper

Cependant, tous les vols seront assurés mercredi au départ de Lyon - Saint-Exupéry, malgré la grève, a indiqué la direction de l'aéroport. Mais ce mardi ça coince toujours dans cet aéroport, car si les 150 vols prévus ce mardi matin devraient décoller dans la journée, il y a du retard à rattraper. Pour gagner du temps, il est demandé aux passagers d'emporter un minimum de bagages à main pour fluidifier les contrôles. Les bagages «hors format» comme les skis ou les poussettes ne sont par exemple pas les bienvenus.

A Roissy-Charles-de-Gaulle, les passagers devront prendre leur mal en patience, des temps d’attentes sont attendus aux terminaux 2E et 2F. «Nous attendons 75.000 passagers aujourd'hui contre 85.000 hier», a annoncé un porte-parole d'Aéroport de Paris (ADP) qui recommande aux voyageurs de venir plus tôt. En revanche à Orly, la situation est normale, selon ADP qui précise sur Twitter: «Paris-CDG terminal 2, temps d'attente moyen de 15 minutes aux contrôles de sûreté (max 60' en heure de pointe). Aucun vol annulé».

Les forces de l'ordre en renfort «si besoin»

Ce quasi retour à la normale intervient alors que le gouvernement durcit le ton. Mardi en fin de matinée, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué que les forces de l'ordre se substitueront aux grévistes «si besoin». Lundi soir, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre des Transports, a par exemple souligné qu'il n'était «pas question de laisser les Français pris en otage par ce conflit à l'occasion des vacances de Noël». Deux médiateurs ont été nommés pour mettre fin à ce conflit portant sur les conditions de travail et de salaires des agents de sûreté.

Les départs devront «se faire normalement» mercredi, a prévenu le ministre des Transports Thierry Mariani. «Si la situation ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée», a prévenu le ministère avant d'indiquer que la réquisition aura lieu dès mercredi si la grève se poursuit. Une mesure qui ne peut être prise que lorsque il y a atteinte à l’ordre et à la sécurité publique. Le premier syndicat de gardiens de la paix Unité police SGP-FO a déjà prévenu qu'il y était opposé, les policiers ne souhaitant pas être des «briseurs de grève».