Le droit de vote des étrangers examiné par le Sénat

POLITIQUE Le Premier ministre, François Fillon, viendra lui-même défendre sa position à la tribune de la Chambre haute ce jeudi...

Vincent Vantighem

— 

Pour que la loi passe, il faudrait modifier la Constitution.
Pour que la loi passe, il faudrait modifier la Constitution. — WITT / SIPA

La proposition n'a aucune chance d'aboutir. Et pourtant, elle va animer la journée politique. Majoritairement à gauche, le Sénat doit examiner ce jeudi un texte proposant le droit de vote aux étrangers non communautaires lors des élections locales. Le deuxième article prévoit, en outre, la possibilité de les rendre éligibles aux postes de conseillers municipaux.

Une proposition «hasardeuse» selon Sarkozy

Farouchement opposé à cette idée, le gouvernement a décidé d'envoyer l'artillerie lourde devant la Chambre haute. François Fillon, lui-même, viendra défendre sa position avec le soutien des ministres de l'Intérieur et de la Justice.

Vieux cheval de bataille de la gauche, le droit de vote des étrangers fait toujours autant polémique. La proposition débattue ce jeudi a ainsi déjà été examinée par l'Assemblée nationale au début des années 2000. A l'époque, c'est le Sénat, à droite, qui l'avait retoquée. Aujourd'hui, la situation est inversée. Mais la proposition a toujours aussi peu de chances de passer. Pour cela, il faudrait que Nicolas Sarkozy réunisse les deux chambres en Congrès pour modifier la Constitution. A la fin novembre, il s'est contenté de dire que cette proposition était «hasardeuse».