DSK se dit «non engagé par les écrits, souvent inexacts» de sa biographie

POLÉMIQUE ichel Taubmann, Le biographe de l'ex-directeur du FMI estime qu'il a pu être victime d'une machination politique...

Avec Reuters

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Un aïeul de DSK qui a fini sa vie au bagne, Nathalie Kosciusko-Morizet descendante des Borgia, Jean-Louis Borloo cousin des Le Pen... autant de révélations qui émaillent "Le Tout-politique", le dernier livre du généalogiste Jean-Louis Beaucarnot, publié mercredi.
Un aïeul de DSK qui a fini sa vie au bagne, Nathalie Kosciusko-Morizet descendante des Borgia, Jean-Louis Borloo cousin des Le Pen... autant de révélations qui émaillent "Le Tout-politique", le dernier livre du généalogiste Jean-Louis Beaucarnot, publié mercredi. — Thomas Samson afp.com

Ce n'est donc pas la version officielle. Dominique Strauss-Kahn a pris ce jeudi ses distances avec les thèses sur les affaires le concernant figurant dans un livre publié par son biographe, Michel Taubmann.  

«Face à la multiplication récente d'interprétations d'événements me concernant, je tiens à affirmer que je ne suis engagé ni par les écrits, ni par les déclarations ou témoignages de quiconque, souvent inexacts», écrit l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) dans un communiqué diffusé par ses avocats français. 

«Je réserve mes explications à la justice»

Dans Affaires DSK, la contre-enquête, publié ce jeudi, Michel Taubmann, qui dit s'appuyer sur des confidences de Dominique Strauss-Kahn, relance la thèse d'une machination politique dont aurait été victime l'ancien favori de l'élection présidentielle de 2012 en France.

Dans son livre, Michel Taubmann cite par ailleurs Dominique Strauss-Kahn qui parle de «relation consentie mais stupide» avec la femme de chambre dans la suite du Sofitel de Manhattan en mai dernier. Nafissatou Diallo n'aurait, selon l'auteur, guère été choquée de voir DSK sortir nu de la salle de bains.  Elle se serait dirigée vers la sortie sans se hâter avant de fixer Dominique Strauss-Kahn du regard. Ce dernier y aurait vu une invitation et n'aurait pas résisté à la tentation d'un acte sexuel précipité mais consenti.

Loin de confirmer la version des faits que lui prête Michel Taubmann, Dominique Strauss-Kahn déclare dans son communiqué : «Comme mes avocats ont eu l'occasion de le dire, je réserve mes explications à la justice, qu'elle soit française ou américaine».