Clearstream: jugement attendu sur les dommages et intérêts demandés par Denis Robert

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La cour d'appel de Lyon rendra mardi à 14H00 son jugement concernant les 3,6 millions d'euros de dommages et intérêts réclamés à Clearstream par le journaliste Denis Robert, sorti blanchi de dix années de bras de fer judiciaire avec la société luxembourgeoise qui le poursuivait pour diffamation.
La cour d'appel de Lyon rendra mardi à 14H00 son jugement concernant les 3,6 millions d'euros de dommages et intérêts réclamés à Clearstream par le journaliste Denis Robert, sorti blanchi de dix années de bras de fer judiciaire avec la société luxembourgeoise qui le poursuivait pour diffamation. — Thomas Coex afp.com

La cour d'appel de Lyon rendra mardi à 14H00 son jugement concernant les 3,6 millions d'euros de dommages et intérêts réclamés à Clearstream par le journaliste Denis Robert, sorti blanchi de dix années de bras de fer judiciaire avec la société luxembourgeoise qui le poursuivait pour diffamation. Espérant une décision en sa faveur, Denis Robert souligne, dans des propos à l'AFP, que «ce serait la première fois qu'un journaliste serait ainsi indemnisé».

Lors de l'audience, le 13 septembre dernier, l'avocate du journaliste, Me Bénédicte Litzler, avait plaidé que Denis Robert, visé depuis 2001 par de multiples plaintes en diffamation déposées par Clearstream, avait «subi incontestablement des préjudices personnels, professionnels, moraux et financiers considérables».

«Procédure abusive» et «comportement fautif»

Le 2 février dernier, l'ancien journaliste de Libération a été blanchi, la Cour de cassation ayant annulé trois condamnations en appel de M. Robert concernant son documentaire «Les dissimulateurs» et ses ouvrages «Révélation$» et «La Boîte noire», dans lesquels il accusait la chambre de compensation luxembourgeoise d'avoir blanchi de l'argent sale.

Pour chacune des trois affaires, Me Litzler a demandé 200.000 euros de dommages et intérêts pour «procédure abusive» et un million d'euros pour «comportement fautif» de Clearstream en raison du «dénigrement» de Denis Robert et des préjudices engendrés. L'avocate a également demandé à la société luxembourgeoise 40.000 euros au titre des frais de procédure pour chacun de ces trois dossiers.

De son côté, l'avocat de Clearstream, Me Christophe Belloc, estime que l'abus de procédure et la faute de la part de la société sont «exclus», l'existence d'une diffamation ayant été reconnue en octobre 2008 par la cour d'appel de Paris. Denis Robert «s'est fait une notoriété extraordinaire avec cette affaire», selon lui.