Meurtre d'Agnès: L'ami d’enfance du tueur présumé se souvient

TÉMOIGNAGE oisin et ami du meurtrier présumé depuis l'âge de deux ans, il raconte comment celui-ci a changé en arrivant au lycée...

N.Bg.

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Un portrait d'Agnès, au Chambon-sur-Lignon, le 20 novembre 2011.
Un portrait d'Agnès, au Chambon-sur-Lignon, le 20 novembre 2011. — FAYOLLE PASCAL/SIPA

Un ami d’enfance du meurtrier présumé d’Agnès, 13 ans, apporte son témoignage ce jeudi dans le Parisien. Il a grandi avec le violeur et tueur présumé près de Nîmes (Gard), dans le village de Nages-et-Solorgues, avant que le jeune homme ne quitte la région pour s’installer au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), où le viol et le meurtre d’Agnès ont eu lieu.

Ils se connaissaient «depuis l’âge de 2 ans», raconte le jeune homme dans l’interview. «Nous étions voisins, amis, camarades de classe». Dans la même classe durant toute leur scolarité, ils faisaient partie de la même «petite bande» d’amis. «Ce n’était pas un meneur, il était un peu en retrait mais c’était un garçon gentil», se souvient le jeune gardois.

«Je n’ai rien compris. Pourquoi a-t-il fait ça?»

Ils fréquentaient le même lycée quand le tueur présumé d’Agnès a commis son premier viol. «Nous n’étions plus dans la même classe», explique son ami d’enfance. «Il s’est mis à fumer du shit, beaucoup, et s’est fait d’autres amis», se souvient-il. Quand il apprend que son ami a commis un viol, le jeune homme n’y croit pas. «Je n’ai rien compris. Pourquoi a-t-il fait ça?», s’interroge-t-il, soulignant que son ami avait une petite amie à l’époque des faits. «J’ai coupé les ponts et essayé de soutenir notre amie victime», confie le jeune homme, qui n’a plus eu de nouvelles après le départ de son ancien ami et qui pense à ses parents, «des gens adorables qui l’ont bien élevé».

Il raconte également son choc, après avoir appris le drame du Chambon-sur-Lignon. «Je suis allé voir un psychiatre. J’avais besoin de parler, j’étais complètement perdu. Toutes ces années à le côtoyer sans rien voir…»