Un directeur d'agence condamné pour avoir accusé une employée d'un cambriolage imaginaire

Julien Ménielle

— 

Le directeur de l'Agence régionale de l'innovation de Pau a été condamné à 7.500 euros d'amende pour dénonciation calomnieuse et dénonciation mensongère à une autorité judiciaire entraînant des recherches inutiles, indique le journal Sud-Ouest. L'homme, à la tête d'Innovalis (association financée par des fonds publics), aurait fait accuser une chargée de mission de cambriolage fictif pour s'en débarrasser, selon le journal. La salariée, recrutée début 2010 à l'agence de Pau, a été mutée en juin de la même année dans une autre agence. La personne lui ayant succédé a déposé plainte contre X pour le vol de documents et de matériel de bureau.

Le directeur de l'agence, qui aurait lui-même demandé à la salariée mutée de venir vider son bureau, déclare alors que celle-ci a reconnu être en possession des objets déclarés volés. Un mois plus tard, la salariée accusée est congédiée. Le directeur a été condamné, solidairement avec l'employée ayant déposé la plainte à sa demande, à verser à la chargée de mission 30.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral par «atteinte à son honneur et à sa considération». L'affaire n'en restera cependant pas là puisque le directeur a fait appel et que le dossier doit également être examiné par les prud'hommes.