Yvelines: La police intervient dans une maison de retraite vide de tout personnel la nuit

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Une personne atteinte d'Alzheimer à un stade avancé est morte par euthanasie pour la première fois aux Pays-Bas, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association néerlandaise pour une fin de vie volontaire (NVVE).
Une personne atteinte d'Alzheimer à un stade avancé est morte par euthanasie pour la première fois aux Pays-Bas, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association néerlandaise pour une fin de vie volontaire (NVVE). — Sebastien Bozon afp.com

La police est intervenue dans la nuit de mardi à ce mercredi dans une maison de retraire de Carrières-sous-Poissy dans les Yvelines après avoir été alertée par des résidents se plaignant de ne pas avoir de personnel pour la nuit, a-t-on appris ce mercredi de sources policières.

Peu avant minuit, la police a constaté l'absence de personnel dans l'établissement, qui accueille 71 personnes âgées, selon les mêmes sources. «L'équipe de nuit n'est pas venue pour une raison que nous ne connaissons pas encore», a déclaré à l'AFP une source policière.

«Il y a sûrement eu un problème de communication»

Le directeur de la maison de retraite, qui se trouvait alors en séminaire en province avec son adjoint, a été contacté et a fait appel à des vacataires qui ont assuré le service de nuit. Des résidents ont dit envisager de porter plainte, selon une seconde source policière, mais aucune plainte n'avait été enregistrée ce mercredi matin.

Le directeur de cet établissement pour personnes âgées dépendantes (EPAD), géré par l'association ACPPA, Florian Lacroix a annoncé l'ouverture d'une enquête interne. Il a reconnu un «dysfonctionnement», qui n'a eu «aucune conséquence sur les résidents».

«Il y a sûrement eu un problème de communication entre l'équipe de jour et l'équipe de nuit, il faut savoir ce qui s'est passé et des sanctions seront prises», a-t-il dit à l'AFP.

Un incident «intolérable» selon le maire

Une aide-soignante a confié sous couvert d'anonymat que «cela n'était jamais arrivé» dans cette maison de retraite où il y a «une bonne ambiance». La jeune femme, qui a précisé ne pas avoir travaillé la veille, a déploré que ce matin «la faute retombe» sur elle et ses collègues.

Le maire (PRG) de Carrières-sous-Poissy, Eddie Aït, a dénoncé un incident «intolérable». «C'est très ennuyeux car il n'y avait jamais eu de difficulté, c'est un très bon établissement, inauguré en juillet après une restructuration complète à hauteur de trois millions d'euros», a-t-il ajouté.