La redistribution des richesses, ça fonctionne encore !

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Réformes de l'impôt sur le revenu, prime pour l'emploi, CSG, CRDS, RSA... Les législations se succèdent en cascade, mais globalement, depuis 1990, « le pouvoir redistributif du système socio-fiscal été peu modifié », note l'Insee. Ainsi en 2010, les prestations sociales et les prélèvements ont divisé par deux le rapport entre les revenus des 20 % de personnes les plus aisées et des 20 % les plus modestes. Mais les canaux ont changé : « La réduction des inégalités passe plus qu'avant par les prélèvements sociaux et moins qu'avant par les deux canaux traditionnels de la redistribution », à savoir l'impôt sur le revenu et les prestations sociales. Celles-ci se sont affaiblies tout en demeurant le premier vecteur de redistribution (les prestations familiales en assurent 26 %, les minimas sociaux 17 %, les allocations logement 19%). L'impôt sur le revenu est devenu, quant à lui, moins progressif. Mais la création des contributions sociales CSG et CRDS, prélévés sur les revenus du travail et du patrimoine, ont accru la progressivité des prélèvements sociaux.A. S.