Les forces de l'ordre sont intervenues au camp des Indignés de La Défense, dans la nuit du 15 au 16 novembre 2011.
Les forces de l'ordre sont intervenues au camp des Indignés de La Défense, dans la nuit du 15 au 16 novembre 2011. — A.GELEBART/20MINUTES

PARIS

«Indignés» de La Défense: La police intervient pour tenter de démanteler le campement

Les forces de l'ordre ont confisqué cartons, bâches et couvertures mais n'ont pas interpellé de manifestants...

Après les manifestants d'Occupy Wall Street, les Indignés de La Défense vont-ils devoir eux-aussi lever le camp? Un peu avant 22 heures, mardi, une centaine de policiers a encerclé autant de militants rassemblés sous la Grande Arche avant de confisquer la plupart du matériel leur permettant de camper sur place. Personne n'a été arrêté.

Selon une journaliste de l'AFP présente sur place, les forces de l'ordre ont confisqué cartons, bâches et palettes. Un photographe de 20Minutes arrivé après l'intervention  a fait état «d'une ambiance assez calme et sereine malgré la présence massive des forces de l'ordre». Selon lui, le camp était «méconnaissable», avec des Indignés «regroupés et recroquevillés sur les cartons restants, tous agglutinés pour passer la nuit».


Les installations du camp des Indignés détruites par defense-92

«Rien lâcher»

Pour Florent, ce sera la 9e nuit sur place, en compagnie d'une soixantaine de manifestants. Joint par téléphone, il explique à 20Minutes que ce n'est pas la première fois que les policiers confisquent du matériel et que le groupe ne va «rien lâcher». Les Indignés vont-ils rester ou partir? «Aucune décision n'a été prise», selon lui. «Les ordres du préfet ne sont pas clairs. Mais on a un avocat avec nous. Si on part, cela sera notre décision et pas parce qu'on nous aura délogés», afffirme-t-il.

Selon une source préfectorale qui se confie à l'AFP, l'intervention «ne vise pas à évacuer les personnes, ni à procéder à des interpellations.»

Les revendications du mouvement qui a pris d'assaut le parvis de La Défense il y a 11 jours ne sont «pas encore formalisées». Florent veut que «l'humain soit remis au coeur de la société». Dans l'immédiat, il a des soucis plus urgents. A 2 heures du matin, le thermomètre affiche 3°. Il entame alors une ronde «pour s'assurer que personne ne souffre d'hypothermie.» Les forces de l'ordre n'ont peut-être pas encore délogé les Indignés. Mais ils pourraient bien les avoir à l'usure.

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