Les bénéficiaires du RSA vont devoir travailler 7 heures par semaine

SOCIAL Lors de cette journée consacrée aux fraudes sociales par le gouvernement, le président et ses ministres ont annoncé plusieurs mesures. «20 Minutes» fait le point...

Nicolas Bégasse avec Reuters
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Le président de la République Nicolas Sarkozy, à Bordeaux, le 15 novembre 2011.
Le président de la République Nicolas Sarkozy, à Bordeaux, le 15 novembre 2011. — R. Duvignau/REUTERS

Les bénéficiaires du RSA vont être mis au travail

C’est la principale annonce du discours de Bordeaux: les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) vont devoir travailler à raison de sept heures hebdomadaires en contrepartie de l’aide qui leur est versée. «Pas pour punir, mais pour respecter et ramener la dignité», a justifié Nicolas Sarkozy, qui a voulu que le RSA ne s’apparente plus à une simple «aumône». «On ne peut pas être digne» quand on ne fait que «tendre la main».

Un jour de carence en plus pour tous les salariés

L’annonce de cette mesure a été faite en parallèle du déplacement en Gironde du chef de l’Etat. Le gouvernement français a décidé d'ajouter une journée de carence dans le privé pour les arrêts maladie (soit quatre jours de congé maladie non-remboursés pour les salariés du privé) et d'en instaurer une chez les fonctionnaires, qui n'y étaient pas soumis jusqu'à présent. Cette mesure, qui fait bondir les syndicats et les partis de gauche, vise à réduire les dépenses de santé: un peu plus de 200 millions d’euros devraient être économisés, selon le gouvernement.

Plus de sévérité contre la fraude

Un décret obligera un salarié ayant bénéficié d'un arrêt de travail abusif à rembourser les sommes perçues, a déclaré le ministre du Travail Xavier Bertrand lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. Environ 20 milliards d’euros seraient perdus à cause de la fraude sociale, à laquelle le gouvernement souhaite s’attaquer, notamment grâce au projet d’interconnexion des fichiers des différentes administrations.

Redéfinir le financement du modèle social français

Seconde véritable annonce du discours du chef de l’Etat à Bordeaux, la création d’un Haut conseil du financement de la protection sociale doit avoir lieu avant la fin de l’année. Il appartiendra cette instance, à laquelle les partenaires sociaux seront associés, de réfléchir «avec de la sérénité, du sérieux et de l'objectivité» à des questions comme l'élargissement des ressources de la sécurité sociale à d'autres impôts.