Une mère se réveille en pleine nuit, poignarde un de ses fils à mort et en blesse grièvement un autre

FAIT-DIVERS Les enquêteurs cherchent à comprendre la «grande surexcitation» qui a agité cette femme...

© 2011 AFP

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Une femme est soupçonnée d'avoir mortellement poignardé vendredi un de ses trois enfants, âgé de 6 ans et demi, et grièvement blessé un second, dans le pavillon familial à Plougastel-Daoulas (Finistère).
Une femme est soupçonnée d'avoir mortellement poignardé vendredi un de ses trois enfants, âgé de 6 ans et demi, et grièvement blessé un second, dans le pavillon familial à Plougastel-Daoulas (Finistère). — Fred Tanneau afp.com

«Il s'agit d'un drame familial.» Le procureur de la République de Brest Bertrand Leclerc a évoqué ce vendredi un fait-divers survenu ce même jour dans le pavillon familial à Plougastel-Daoulas (Finistère). Une femme est soupçonnée d'avoir mortellement poignardé un de ses trois enfants, âgé de 6 ans et demi, et grièvement blessé un second, âgé de 11 ans.

Le troisième enfant, âgé de 11 ans, qui se trouvait au domicile familial au moment du drame, est physiquement indemne et la mère a été hospitalisée d'office dans un établissement psychiatrique. Les faits se sont déroulés vendredi vers 2h du matin. Selon les premiers éléments de l'enquête, et le témoignage du mari, la femme, âgée de 36 ans, s'est réveillée brutalement au milieu de la nuit. «Elle était dans un état de grande agitation, s'en est pris à son mari, tenant des propos incohérents, elle a renversé des objets», a indiqué le procureur.

«Le corps de l'enfant se trouvait à ses pieds»

Ne pouvant la maîtriser, le mari, âgé de 43 ans, a quitté le domicile et s'est dirigé vers le maison de ses parents. Le drame s'est déroulé durant les 30 à 40 minutes d'absence du père qui voulait alerter sa famille. Ronan, le fils aîné, âgé de 11 ans, a été menacé par sa mère qui lui a ordonné de quitter le pavillon. Elle s'en est ensuite pris à Brendan, 9 ans, qui a réussi à s'enfuir avant de s'écrouler en sang dans la rue. La garçon portait les traces de sept «perforations». Ce vendredi soir, il était «entre la vie et la mort», a indiqué le procureur.

Alertés par les cris et les appels de l'aîné qui sonnait à toutes les portes du voisinage, les gendarmes ont tenté de pénétrer dans la maison, mais la femme s'était barricadée. Les forces de l'ordre sont rentrés par le garage, et ils ont du faire usage d'un pistolet à impulsion électrique pour maîtriser la mère de famille. «Elle était très excitée, ne répondait pas à nos injonctions, et le corps de l'enfant se trouvait à ses pieds», a indiqué le colonel Bras, commandant le groupement de gendarmerie du Finistère.

Un foyer «sans problèmes»

Le corps de Maëlan, 6 ans et demi, gisait à ses pieds, le corps lardé d'une douzaine de coups de couteau eu thorax et au cou. A l'arrivée des pompiers, l'enfant était mort, a précisé le procureur. Prise en charge médicalement, la femme a été placée d'office dans un établissement psychiatrique vendredi midi en raison de son état. Elle n'avait pas pu être entendue samedi soir, et fera l'objet d'expertises psychiatrique et psychologique.

Selon les enquêteurs, «aucun élément ne pouvait laisser présager» le drame dans cette famille arrivée en 2004 à Plougastel-Daoulas, une commune de l'agglomération brestoise. La mère de famille est une ancienne aide familiale, et selon les enquêteurs, il s'agissait d'un foyer «sans problèmes». «Cela semble irrationnel», a indiqué le procureur, qui a décrit une «scène de grande surexcitation». Les gendarmes ont entendu le père, «indemne et très choqué». Une cellule psychologique doit être mise en place dans l'école fréquentée par les victimes.