Harcèlement moral: Une plainte contre Georges Tron classée sans suite

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Le parquet de la cour d'appel de Paris a demandé la validation de l'expertise psychologique menée sur les deux femmes qui ont porté plainte contre le maire UMP de Draveil (Essonne) Georges Tron, mis en examen pour viols.
Le parquet de la cour d'appel de Paris a demandé la validation de l'expertise psychologique menée sur les deux femmes qui ont porté plainte contre le maire UMP de Draveil (Essonne) Georges Tron, mis en examen pour viols. — Pierre Verdy afp.com

Une plainte pour harcèlement moral déposée début octobre par l'ex-attachée parlementaire de Georges Tron contre l'ancien secrétaire d'Etat a été classée sans suite, a indiqué jeudi à l'AFP la procureure de la République d'Evry Marie-Suzanne Le Quéau.

«Les éléments constitutifs de "harcèlement moral au travail" ne sont pas réunis», a précisé la procureure, qui a ajouté qu'il n'y avait «pas matière à investigation».

Cette ancienne attachée parlementaire de Georges Tron, par ailleurs employée municipale de la commune dont il est maire, Draveil (Essonne), considérait qu'elle n'avait pas retrouvé les mêmes fonctions en mairie.

Selon la procureure de la République, cette situation est «liée au contrôle judiciaire de Georges Tron», qui lui interdit tout contact avec elle. La plaignante affirmait également avoir subi des pressions pour livrer un témoignage favorable au maire UMP de Draveil dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après une plainte pour viols et agressions sexuelles de deux ex-employées de la commune.

Elle avait assuré que Georges Tron lui avait prodigué des massages des pieds «sous couvert de réflexologie» avant d'inviter son adjointe à la culture à la mairie, Brigitte Gruel, également mise en examen pour viols et agressions sexuelles en réunion, à les rejoindre.

Pour Me Olivier Schnerb, avocat de Georges Tron, il s'agit de la «première fin de procédure abusive d'une longue série».

«Aucune des plaintes n'avait de fondement ni en fait ni en droit, (elles) n'étaient alimentées que par des réseaux de rabatteurs tant influençant les témoins qu'incitant certaines personnes à déposer plainte», a-t-il encore commenté.

Me Gilbert Collard, avocat des deux autres plaignantes, anciennes employées municipales de Draveil, s'«étonne qu'on classe aussi vite cette plainte sans procéder à des investigations».

La plaignante «dispose d'un poste à temps complet en mairie, sans être pénalisée en aucune manière dans le déroulement de sa carrière ou pécuniairement», avait réagi la mairie lors du dépôt de cette troisième plainte, ajoutant que son changement de poste avait été dicté par le contrôle judiciaire imposé à George Tron.

Georges Tron, 54 ans, qui avait dû quitter le gouvernement le 29 mai après ces accusations, a été mis en examen en juin et placé sous contrôle judiciaire dans ce dossier.

Après avoir quitté le gouvernement, George Tron avait retrouvé le 30 juin son fauteuil de député, sans bénéficier de l'immunité parlementaire.