Guérini reste droit dans ses bottes

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« La collectivité est autonome et n'a pas à se plier aux décisions du PS. » Jean-Noël Guérini a affirmé hier après-midi sa volonté de ne pas démissionner de son poste de président du conseil général. « Si le bureau national du PS veut que je démissionne, il faut que tous les élus socialistes mis en examen fassent de même, a-t-il glissé entouré de plusieurs conseillers généraux. De plus, on n'a pas voté pour mon éviction mercredi à Solférino, je resterai donc dans ce bureau encore trois ans. » Une ligne de défense qu'avait anticipée hier matin Benoît Hamon, porte-parole du PS, en déclarant que « nous ne pouvons pas agir sur la présidence qui est la sienne. Et nous n'avons pas de pouvoir sur l'autorité d'une collectivité locale élue par les citoyens. » Du coup, la seule possibilité pour le PS de voir Guérini, mis en examen pour « association de malfaiteurs » le 8 septembre dernier, quitter son poste serait qu'il se retrouve mis en minorité par les élus du conseil général des Bouches-du-Rhône.
à Marseille, Jérôme Comin