Détenu décédé à Nanterre: Un surveillant de prison menacé de mort

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Un surveillant affecté au quartier disciplinaire de la maison d'arrêt de Nanterre, où s'est pendu le 3 octobre un détenu de 23 ans, a été menacé de mort mercredi par deux individus casqués, a indiqué jeudi une source policière, confirmant une information de RTL.
Un surveillant affecté au quartier disciplinaire de la maison d'arrêt de Nanterre, où s'est pendu le 3 octobre un détenu de 23 ans, a été menacé de mort mercredi par deux individus casqués, a indiqué jeudi une source policière, confirmant une information de RTL. — Denis Charlet afp.com

Un surveillant affecté au quartier disciplinaire de la maison d'arrêt de Nanterre, où s'est pendu le 3 octobre un détenu de 23 ans, a été menacé de mort mercredi par deux individus casqués, a indiqué ce jeudi une source policière, confirmant une information de RTL.

Vers 7h30, le surveillant se rendait en voiture à la prison pour prendre son service lorsqu'il a été abordé à un feu rouge et «menacé de mort» par deux individus casqués à moto, qui ont fait allusion au détenu suicidé.

«Un véritable guet-apens»

Les deux personnes ont tenté de briser la vitre de sa voiture mais ont été mis en fuite par l'arrivée d'un des collègues du surveillant. Le surveillant menacé «est très choqué», selon une source policière.

Selon Jean-Philippe Thomas, secrétaire général à Paris de l'Ufap Unsa Justice, interrogé sur RTL, «notre collègue est tombé dans un véritable guet-apens. Il était arrêté à un feu rouge à 100 mètres de l'établissement et là il a été pris à partie par deux individus à moto qui l'ont menacé avec une arme (...) pendant que le deuxième démolissait le véhicule à l'aide d'une barre de fer».

Jamal Ghermaoui, condamné à quatre ans de prison dont six mois avec sursis pour trafic de stupéfiants, s'était pendu le 3 octobre avec son kit anti-suicide dans une cellule du quartier disciplinaire de la maison d'arrêt de Nanterre, une thèse contestée fermement par la famille.

Rassemblements pour réclamer «justice et vérité»

Selon l'Administration pénitentiaire, le détenu avait été placé au quartier disciplinaire après avoir agressé «un personnel de surveillance».

Une autopsie avait conclu à «une mort par anoxie cérébrale par pendaison» sans «lésion de lutte ou de maintien».

Depuis sa mort, des rassemblements ont eu lieu pour rendre hommage au détenu et réclamer «justice et vérité» sur sa mort. Des incidents ont éclaté dans le quartier du Luth, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), dont Jamal Ghermaoui était originaire.

Le 20 octobre, un des frères de Jamal Ghermaoui, âgé de 41 ans, a été interpellé vers 21h45 dans ce quartier alors qu'ils aspergeaient deux véhicules avec un liquide inflammable pour y mettre le feu. Il doit être jugé en comparution immédiate mi-novembre au tribunal correctionnel de Nanterre.