Les discussions ont débuté à Bruxelles pour sauver la zone euro

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Le sommet « définitif » de sauvetage de la zone euro s'est ouvert hier soir à Bruxelles avec quelques petites certitudes et beaucoup de dossiers à régler. Au rang des certitudes, une lettre d'engagements de Silvio Berlusconi promettant un ensemble de mesures visant à contenir la dette de l'Italie. Quant à la chancelière allemande, Angela Merkel, elle est arrivée elle aussi en position de force à la table des négociations, après avoir reçu dans l'après-midi l'accord de son Parlement pour valider l'accroissement du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le rôle et l'ampleur de ce fonds, qui doit aider les pays fragiles de la zone euro, s'annonçait comme l'un des grands points de discussion du sommet. Pour l'instant, il est doté d'une capacité de 440 milliards d'euros, mais il devrait être renforcé à hauteur de 1 000 milliards d'euros. Un point semble d'ores et déjà validé : les banques auront jusqu'à mi-2012 pour trouver 100 milliards d'euros de capitaux nouveaux pour se protéger contre des pertes liées à l'effacement d'une partie de la dette des pays en difficulté. La Société générale a précisé hier qu'elle n'aurait pas besoin d'aide pour se recapitaliser. Autre certitude : banques et investisseurs privés vont devoir accepter un effacement de la dette grecque d'environ 50 %.G. W.