L'Egypte cherche une issue à la grève des policiers

Reuters

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Le gouvernement égyptien tentait ce mercredi de mettre fin au mouvement de grève de plusieurs milliers de policiers, qui réclament de meilleurs salaires et le départ des officiers ayant servi sous Hosni Moubarak.

Des policiers ont commencé à manifester lundi devant le ministère de l'Intérieur et le mouvement s'est répandu à d'autres commissariats dans tout le pays. Selon des médias locaux, certains menacent de ne pas assurer la sécurité durant les premières élections du nouveau régime, qui commencent le 28 novembre.

Le ministre de l'Intérieur Mansour el Essaoui a rencontré mercredi dix représentants des manifestants, «accédé à certaines de leurs demandes et promis de répondre au reste», rapporte l'agence de presse officielle Mena.

Empêcher la perturbation des missions policières

Dans un communiqué diffusé mardi à la télévision nationale, le ministère s'est dit prêt à prendre toutes les mesures légales pour empêcher la perturbation des missions policières. Le gouvernement égyptien a écarté en juillet plus de 650 hauts responsables de la police, artisan majeur de la répression des opposants sous le règne d'Hosni Moubarak, qui a été renversé par la rue le 11 février dernier.

Les opposants ont salué un bon début mais réclament une réforme plus large et une formation pour les nouvelles recrues. Le moral est au plus bas dans la police. Les non-gradés dépendaient financièrement de pourboires ou de la corruption pour compenser leurs faibles salaires et, depuis le soulèvement, le peuple leur voue une haine tenace.