Collège: Un élève sur dix se dit victime de harcèlement

VIOLENCE Les résultats d'une étude menée auprès de 18.000 collégiens ont été dévoilés mardi...

N.Bé.

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Illustration: Harcèlement entre enfants et adolescents a l'école, mai 2011.
Illustration: Harcèlement entre enfants et adolescents a l'école, mai 2011. — DURAND FLORENCE/SIPA

Le ministère de l’Education nationale présente aujourd’hui les résultats d’une étude sur la violence au collège, menée à la fin de l’année dernière dans 300 établissements et auprès de 18.000 collégiens. Dévoilée mardi matin par RTL et le Parisien, elle montre qu’un collégien sur dix se dit victime de harcèlement: «sévère» pour 6% d’élèves, «modéré» pour 4%.

Selon Eric Debarbieux, auteur de l’étude interrogé par RTL, les collégiens qui subissent les violences les plus graves ont déjà été victimes de faits plus communs: il y a un effet «souffre-douleur». «L’élève qui est mis à l’écart de manière fréquente, c’est aussi l’enfant qui va se faire frapper (…). Plus que le type de violence, c’est vraiment le cumul des violences qui compte.»

Résultats positifs dans l'ensemble

Selon l’étude, un collégien sur cinq affirme avoir été frappé (2% blessés par arme), et plus d’un tiers des élèves se dit victime de violence verbale ou de petits vols. Malgré tout, les collégiens affirment se sentir «bien» dans leur établissement scolaire à une large majorité: ils sont 93% dans ce cas, et 86% s’y sentent en sécurité.

Pour lutter contre ce phénomène de harcèlement, le ministre de l’Education nationale, Luc Châtel, souhaite que chaque établissement scolaire propose «des initiatives locales qui seront évaluées et financées». Le ministre réfléchit aussi à des «alternatives» à l’exclusion temporaire de l’établissement comme sanction envers les élèves violents, comme les travaux d’intérêt général par exemple.

Le prochain état des lieux de la violence au collège sera mené dans deux ans, indique l’auteur de l’étude.