La salle attend l'ouverture du procès des émeutiers de Villiers-le-Bel, à la cour d’assises du Val-d’Oise, le 21 juin 2010.
La salle attend l'ouverture du procès des émeutiers de Villiers-le-Bel, à la cour d’assises du Val-d’Oise, le 21 juin 2010. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

JUSTICE

Villiers-le-Bel: La cour se retire pour décider du sort des cinq accusés

Le verdict concernant les cinq personnes accusées d'avoir tiré sur des policiers en 2007 ne devrait pas tomber avant 16h...

La cour d’Assises d’appel des Hauts-de-Seine, qui juge depuis trois semaines cinq individus soupçonnés d’avoir tiré sur des policiers en novembre 2007 lors des émeutes de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), s’est retirée ce vendredi vers 10h. Les jurés vont devoir répondre avec intime conviction à 21 questions et décider du sort des émeutiers, condamnés entre 3 et 15 ans de prison en première instance. Au dernier jour de ce deuxième procès à Nanterre, le président du tribunal a laissé une dernière fois la parole aux accusés.

«Je n’ai jamais tiré sur aucun policier. J’aurais jamais pu le faire»

Les deux frères Kamara, soupçonnés d’avoir organisé les émeutes de Villiers-le-Bel en 2007, ont demandé à être acquittés. «Depuis le début, je dis que je n’étais pas là ce soir-là. Je n’ai rien à voir dans tout ça» a rappelé Abderhamane Kamara. Son demi-frère, Adama, lui aussi âgé de 30 ans, a mis en avant ses enfants et sa famille. «On est incarcéré depuis 1.432 jours. C’est plus de 32.000 heures de prison. Je ne sais plus quel rôle je peux avoir devant mes enfants. Je n’ai jamais tiré sur aucun policier. J’aurais jamais pu le faire», a-t-il assuré.

En trois semaines de débat, les avocats de la défense retiendront une «enquête bâclée». «On a donné l’ordre aux autorités judiciaires de trouver les coupables et vite. Les éléments dans ce dossier ont été manipulés pour faire coller tout ça», avait plaidé, jeudi, Morad Falek, l’avocat du principal mis en cause. De leur côté, les policiers qui se sont constitués partie civile espèrent que la cour prononcera les mêmes peines qu’en première instance. L’avocat général a requis entre 7 et 15 ans de prison. Ils risquaient la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict devrait être rendu aux alentours de 16h.