A la clinique de la Muette, la longue attente du bébé présidentiel

REPORTAGE Alors que journalistes et badauds occupent les alentours, Nicolas Sarkozy s'est brièvement rendu ce mercredi dans l'établissement où sa femme doit accoucher...

Enora Ollivier
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Des journalistes attendent rue Nicolo, aux abords de la clinique de la Muette, où Carla Bruni-Sarkozy doit accoucher, le 19 octobre 2011.
Des journalistes attendent rue Nicolo, aux abords de la clinique de la Muette, où Carla Bruni-Sarkozy doit accoucher, le 19 octobre 2011. — 20 Minutes/ E. Ollivier

«Regarde chérie, le monde qu’il y a dans la rue! Ça veut dire que Carla va avoir son bébé».Cette jeune mère de famille, sa fillette dans les bras et une poussette à la main, habite au début de la rue Nicolo, à quelques dizaines de mètres de la clinique de la Muette, dans le 16e arrondissement de Paris. «C’est au nombre de journalistes présents qu’on sait qu’il se passe quelque chose, s’amuse-t-elle. Et il n’y en a jamais eu autant qu’aujourd’hui.»

L’effervescence est effectivement notable ce mercredi après-midi aux abords de l’établissement où la première dame de France doit accoucher. Une vingtaine de journalistes, parqués à 200mètres de l’entrée de la clinique, une demi-douzaine de policiers en civils et des badauds plutôt amusés par ce spectacle occupent les alentours. «Ça fait de l’animation dans le quartier, note une habitante du coin, on se croirait au festival de Cannes.»

«C’est normal qu’il n’ait pas apporté de fleurs?»

Vers 16h, un brouhaha s’élève: Nicolas Sarkozy vient d’arriver. Il restera 30 minutes dans la clinique, avant de repartir par une petite rue, sans passer devant les caméras. «C’est normal qu’il n’ait pas apporté de fleurs à sa femme?» s’interroge une journaliste russe en découvrant, perplexe, les photos du futur papa passer la porte de l’établissement les mains vides.

«Alors, ça y est, le bébé est là?» demandent les riverains après le départ du président. Difficile de savoir: Les rumeurs, nombreuses, circulent davantage que les informations. «Il doit y avoir quatre ou cinq personnes en France qui savent exactement ce qu’il se passe, pas plus», indique un policier. «Quoiqu’il en soit, je suis ravie pour le couple Sarkozy», raconte Jacqueline, qui tient une agence immobilière non loin de la clinique. Et surtout pour le chef de l’Etat qui «se démène en ce moment. Les temps sont durs pour lui, les sondages sont mauvais», estime-t-elle. De là à ce que la naissance de son enfant lui apporte un regain de popularité...