Les derniers joujous du Milipol

Alexandre Sulzer

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L'« exosquelette » Hercule permet de déplacer des charges allant jusqu'à 100 kg.
L'« exosquelette » Hercule permet de déplacer des charges allant jusqu'à 100 kg. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Toute la planète sûreté avait rendez-vous hier Porte de Versailles à Paris pour la 17e édition du Milipol, le salon mondial de la sécurité intérieure des Etats. Parmi les 900 exposants, la Direction générale de l'armement (DGA), qui présente ses dernières recherches.

Hercule ne reculera devant aucun travail. A la DGA, on parle de cet « exosquelette » comme d'un objet fantasmagorique que l'on retrouve dans Alien ou Terminator. Développé par la société RB3D, dans le cadre d'un programme de 2,6 millions d'euros, Hercule est une structure bourrée d'électronique et qui s'enfile sur le dos et le long des jambes avec de simples scratchs. Ce robot suit les mouvements de celui qui le porte et l'assiste pour déplacer des charges allant jusqu'à 100 kg. Hercule se dotera prochainement de bras. Les applications sont nombreuses pour les militaires. « Il intéresse aussi le monde civil, notamment le BTP », se réjouit Serge Grygorowicz, PDG de RB3D, qui pense aussi vendre Hercule aux hôpitaux.

La caméra qui voit à travers les parois. La Milicam 90 perçoit les rayonnements hyper-fréquences qu'émet tout objet ou personne. Il peut donc voir ce que contient une valise à plus de 10 m de distance. Comme un rayon X, « mais sans aucun danger sanitaire », se félicite la DGA. Elle pourrait donc observer les personnes dans un lieu ouvert, comme une aérogare. Ce que ne permettent pas les scanners corporels utilisés dans les aéroports américains. La Milicam peut aussi voir à travers des murs de plâtre ou de bois, mais avec une résolution encore insuffisante.

La vidéosurveillance intelligente. C'est la grande tendance : les caméras de surveillance ne font pas qu'enregistrer des images, elles les interprètent, mâchent le travail aux humains. La DGA travaille sur une caméra qui, embarquée dans un drone, suivrait d'elle-même les bateaux suspects dans la lutte contre le trafic de drogue.