« On a induit une maladie en souhaitant protéger notre fille »

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La fille de Thierry Lochu souffre d'une myofasciite à macrophages.
La fille de Thierry Lochu souffre d'une myofasciite à macrophages. — DR

Thierry Lochu
Médecin anesthésiste, 52 ans.
La santé de votre fille Orianne,

21 ans, s'est dégradée peu de temps après la troisième injection

de Gardasil. Que s'est-il passé ?
Ma fille a reçu son dernier rappel en 2008. Depuis, elle souffre de crampes, de douleurs musculaires et articulaires invalidantes, de fatigue chronique, et de troubles de la concentration importants. Certains jours, elle ne peut pas marcher plus de 500 m. Après trois ans et demi d'errance médicale, le diagnostic de myofasciite à macrophages*, maladie liée aux adjuvants des vaccins contenant de l'aluminium, est tombé. Ce qui arrive à Orianne est très dur pour nous. J'ai mis ma fille en danger et je vis cette réalité avec une immense culpabilité. C'était une brillante élève, danseuse, pianiste. Elle désirait étudier la médecine, mais n'a pas pu poursuivre dans cette voie. Aujourd'hui, elle est toujours très diminuée. Mais elle s‘accroche.
Votre perception des vaccins

a-t-elle changé ?
Nous ne nions ni la valeur des vaccins ni leur nécessité, mais il faut se pencher sur le bénéfice-risque des derniers mis sur le marché, notamment le Gardasil. Pour nous, le bénéfice est inconnu, et c'est 100 % de complications dissimulées. Nous sommes abattus et en colère. Nous pensions que ce vaccin était sûr. Notre fille était en bonne santé et on a induit une maladie en souhaitant la protéger. C'est la négation même de la déontologie médicale : « Primum, non nocere » [« d'abord, ne pas nuire »].
Que demandez-vous

aux agences de santé publique ?
Revoir le rapport bénéfice-risque du vaccin par rapport à des campagnes de prévention et de dépistage planifiées dès l'adolescence. Remplacer l'aluminium vaccinal incriminé scientifiquement depuis 1998 et qui fait courir un risque à la population, ce que, bien que médecin, j'ignorais. L'information ne circule pas. En possession de ces données, nous n'aurions pas vacciné Orianne. Combien d'autres jeunes filles sont dans le même cas ? Recueilli par V. B.