Une violente agression paralyse les trains

Alexandre Sulzer

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L'agent a reçu huit coups de couteau.
L'agent a reçu huit coups de couteau. — F. SCHEIBER; / 20 MINUTES

Unanimes dans le choc. Hier, syndicats, direction de la SNCF et gouvernement s'accordaient à condamner la violente agression dont a été victime un contrôleur sur la ligne Lyon-Strasbourg. L'onde de choc n'a pas tardé à se propager dans toute la France avec des arrêts de travail des cheminots très largement suivis. Une cellule de crise a été mise en place par le ministère de l'Intérieur pour la prise en charge des voyageurs bloqués.

Entre la vie et la mort hier soir
Il était 10 h 30 à hauteur de Clerval (Doubs) quand le contrôleur est intervenu auprès d'un passager « au comportement déséquilibré et agressif vis-à-vis des autres passagers », selon le récit de la SNCF. L'agent a reçu huit coups de couteau au bras et à l'abdomen. Il a perdu beaucoup de sang et a été transporté par hélicoptère à l'hôpital de Besançon. « Il est entre la vie et la mort », a précisé la SNCF. Emus, de nombreux cheminots ont cessé leur travail, tandis que les syndicats ont exprimé leurs inquiétudes. SUD-Rail a dénoncé la « multiplication des agressions » des agents, la CGT a rappellé « l'importance de la présence humaine par des cheminots à statut pour garantir la sécurité des voyageurs ». Selon SUD, rien qu'en région Rhône-Alpes, 115 contrôleurs ont été agressés depuis le début de l'année dans la région contre 100 en 2010. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a insisté, lui, sur le fait que l'agression, « inouïe », « aurait pu intervenir ailleurs, dans la rue, dans un centre commercial ». Et a précisé : « Je ne crois pas que le fait de pénaliser d'autres voyageurs (...) améliore les choses. »

prévisions

La SNCF indiquait hier soir que le trafic serait perturbé ce matin. Aucun train ne devait circuler dans la nuit d'hier à aujourd'hui. Elle invite ses clients à reporter leur voyage ou à emprunter un autre mode de transport dans la mesure du possible.