Autolib', le test en avant-première

PARIS Des Parisiens ont pu tester les voitures en libre-service, 20Minutes était là...

Hélène Colau

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La Blue Car version Autolib' du groupe Bolloré
La Blue Car version Autolib' du groupe Bolloré — DR

«On est obligé de prendre un abonnement?» «Que faire si on ne trouve pas de place pour se garer?» Ce dimanche, les questions fusaient avenue Trudaine (9e arrondissement de Paris), l’une des dix stations Autolib’ exceptionnellement ouvertes pour permettre aux conducteurs de tester le système, deux mois avant son ouverture. Des «ambassadeurs» Autolib’ étaient là pour les renseigner et leur expliquer le fonctionnement des voitures.

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Parmi les premiers curieux, Cyril et Mélanie, 26 et 24 ans. Lui «attend ça depuis un an. Ça peut être pratique pour transporter des objets ou rentrer de soirée après 2h.» «Et pour aller dans les endroits mal desservis par le métro, comme le bout du bois de Vincennes. Ou Ikea.» Premières impressions, une fois installés: «On a plus de place qu’il n’y paraît à l’arrière, et le coffre n’est pas si petit.» En revanche, «les finitions, c’est un peu brut, on dirait une vieille voiture d’Europe de l’Est», note monsieur.

Problèmes de démarrage

L’ambassadeur débranche la voiture de sa borne et la déverrouille à l’aide d’une carte magnétique, ce qui déclenche le compteur horaire. C’est parti. Sauf que ça ne démarre pas. On change de véhicule et rebelote: le moteur refuse de s’allumer. «C’est le problème du tout électronique: s’il y a un bug, rien ne marche», grogne Mélanie. La troisième voiture sera la bonne. Démarrage en silence. «Ça fait bizarre de ne pas avoir le bruit du moteur pour doser son accélération.»

La reprise est étonnamment bonne pour un véhicule électrique, la conduite souple, le créneau aisé. A la fin de l’expérience, le conducteur est agréablement surpris. «Elle fait bien son travail, nous emmener d’un point A à un point B, avec une bonne autonomie.» «C’est la mort des taxis», assènent Elisabeth et Philippe, un couple du 9e, enthousiastes. «Mais il faut faire attention aux piétons : ils ne nous entendent pas arriver», relève une conductrice. Les quelques problèmes techniques constatés n’inquiètent pas outre mesure Morald Chibout, directeur général d’Autolib’. «Pour l’instant, on recueille les impressions des clients. Il reste deux mois pour régler ces petits soucis.»