Grève dans l'éducation en direct: «Ce mouvement n'a rien d'historique», selon Luc Chatel

E.O. et A.-L.B avec les rédactions locales

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Le député du Pas-de-Calais, Jack Lang, le 8 février 2011, à l'Assemblée nationale, à Paris.
Le député du Pas-de-Calais, Jack Lang, le 8 février 2011, à l'Assemblée nationale, à Paris. — P.KOVARIK / AFP

C’est une grève rarissime qui a lieu ce mardi. Alors que quasiment tous les syndicats de l’enseignement public se sont unis pour appeler à une journée de mobilisation, cinq syndicats du privés se sont joints à la démarche. Les enseignants et les parents d’élèves entendent ainsi protester contre les suppressions de postes, la formation des profs ou encore la réforme du lycée.

Une centaine de manifestations sont prévues dans toute la France. A Paris, le cortège partira du jardin du Luxembourg à 14h30. Une journée à suivre en direct sur 20minutes.fr
 

Ce live est désormais terminé, merci de l'avoir suivi sur 20Minutes. Retrouvez la synthèse des événements de ce mardi en cliquant ici.
20h50: 110.000 manifestants dans toute la France, par l'AFP
19h54: 45.000 manifestants à Paris, par l'AFP
18h17: Forte mobilisation à Marseille
Pour Marseille, 5500 manifestants selon les organisateurs, et 1600 pour la police. Pour Laurent Tramoni (Secrétaire Académique Snes Aix-Marseille), «c’est une satisfaction car nous sommes dans la fourchette haute de la mobilisation pour une manifestation avec 50 % de grévistes dans l’académie d’Aix-Marseille et jusqu’à 60% dans les collèges.»
17h58: Luc Chatel minimise l'ampleur du mouvement
Le ministre de l'Education a contesté l'ampleur des grèves et manifestations. «Ce mouvement n'a rien d'historique. Trois enseignants sur quatre aujourd'hui travaillent», a-t-il déclaré lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
17h05: Mobilisation des enseignants du privé dans le Nord, par l'AFP
16h13: Martine Aubry répond à Nicolas Sarkozy
La candidate aux primaires socialistes a répondu aux propos de Nicolas Sarkozy, indiquant préférer se soucier des salariés de l'industrie plutôt que du sort des fonctionnaires (voir post de 12h19), en marge d'une manifestation d'enseignants à Paris. «Je crois vraiment que le président de la République sortant n'a rien compris. Ce que veulent les Français aujourd'hui, c'est d'être rassemblés», a déclaré la maire de Lille. «Le président de la République n'a pas compris ce qu'était la France, il n'a pas compris qu'on conjuguait égalité et liberté et qu'on n'opposait pas les jeunes et les personnes âgées, les chômeurs aux travailleurs, le privé au public. Que la France, c'est justement tout cela réuni», a-t-elle ajouté. «Il ne sait qu'opposer, il ne sait que diviser face au fiasco qui est le sien sur le plan économique, sur le plan social, sur le plan sécuritaire», a-t-elle conclu.
15h35: Environ 1.300 personnes ont défilé à Strasbourg, par l'AFP
«Fidèles aux postes» peut-on lire sur une pancarte dans la manif parisienne. Les enseignants manifestent en effet pour protester contre la suppression du nombre postes dans l'Education nationale.
14h31: La province fait le plein de grévistes.
Dans le Nord/Pas-de-Calais, un «élan massif» a été constaté dans le privé, selon un responsable de la CFDT cité par l'AFP. En l'absence de chiffres officiels, il a cité plusieurs villes où le taux de grévistes dépasse les 50%. Dans les écoles de Seine-Maritime, la grève était suivie à 60% selon le SNUIPP-FSU. A Rouen notamment, 2.300 personnes en matinée selon la police, 5.000 selon les organisateurs. A Angoulême en Charente, le pourcentage de grévistes était de 55%, selon le rectorat.
14h30: La manifestation parisienne commence.
Le cortège, avec à sa tête François Chérèque leader de la CFDT et les principaux syndicats d'enseignants la FSU et l'Unsa éducation, commence à bouger, en face du jardin du Luxembourg. Des milliers d'enseignants sont prêts à battre le pavé. Les syndicats du privé se distinguent avec des banderoles frappées de leurs sigles.
13h59: Forte mobilisation à Nantes
Près de 6.000 personnes ont manifesté à Nantes contre les suppressions de postes dans l'Education nationale selon Isabelle Mercier (CFDT), contre «2.500 à 3.000» pour la police.
13h17: Forte mobilisation à Rennes
Forte mobilisation des enseignants à Rennes (Ille-et-Vilaine) où la police a comptabilisé 5.000 manifestants, 10.000 même selon les manifestants. Selon notre correspondant sur place, il n'y aurait pas beaucoup de parents d'élèves, mais beaucoup d'enseignants du privé.
13h03: Vidéo AFP, réactions des parents dans les écoles

12h37: Ségolène Royal déclare vouloir prendre «cinq engagements concrets et immédiats» pour l'éducation
Dans un communiqué, la candidate aux primaires PS, décline ses propositions: donner aux enseignants les moyens d’être fiers de leur métier, rétablir l’année de formation professionnelle, mettre en place un plan pluri-annuel de recrutement, préparer la rentrée 2012 en rétablissant immédiatement les postes supprimés de la rentrée et faire réussir chaque élève dans des voies diversifiées.
12h26: Eva Joly dénonce «la grande misère de l’éducation en France»
Dans un communiqué, la candidate d'EELV à la présidentielle, s'engage: «Je veux proposer aux enseignants et à la communauté scolaire un nouveau pacte entre la France et l’Ecole. Il faut restaurer les moyens de travailler pour les enseignants: je veux des enseignants formés, et je ne veux pas plus de 25 élèves par classe en primaire, 20 dans l’éducation prioritaire et au CP». Eva Joly participera à la manifestation organisée à Strasbourg.
12h19: «Aujourd'hui, il y a des protestations, c'est normal dans une démocratie», a affirmé Nicolas Sarkoy
Le président de la République, qui visitait une usine de carburant vert à Venette, près de Compiègne, a jugé  de son devoir de penser d'abord aux salariés de l'industrie, dont les emplois sont exposés à la concurrence internationale, plutôt qu'aux fonctionnaires, protégés par leur statut: «Les emplois qui sont en cause ce n'est pas les emplois de la fonction publique, c'est les emplois de l'industrie, c'est les emplois de l'entreprise, c'est les emplois qui sont exposés à la concurrence».
11h52: 53,75% des enseignants du primaire et 50% de ceux du secondaire dans le public sont en grève dans l'Education nationale, annoncent les syndicats de la FSU.
11h32: Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée, fait entendre une voix discordante dans la majorité sur la question des effectifs en suggérant que le privé était injustement pénalisé. «Comme le gouvernement a voulu appliquer la même règle dans le public, où il y a moins de demandes, que dans le privé où il y a plus de demandes, on comprend qu'il peut y avoir aussi une inquiétude dans le privé», a-t-il dit sur i-télé.
11h15: François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, estime qu'il faut «dépasser» le problème des moyens dans l'Education. «On ne va pas mécaniquement rajouter là où les autres ont enlevé», a-t-il dit sur Canal+, en référence notamment au projet de François Hollande, favori de la primaire d'investiture socialiste pour l'élection présidentielle. «Le problème, c'est la répartition», explique-t-il. «Nous sommes en retard sur l'éducation primaire. Les comparaisons avec des pays comme l'Allemagne ou les Etats-Unis, c'est moins 13% de moyens», a-t-il dit. «Alors est-ce qu'il faut redistribuer des moyens entre le secondaire et le primaire ? C'est un débat».
10h06: Le ministère de l'Education nationale annonce un taux d'enseignants grévistes de 28,9% dans le primaire et de 22,3% dans le secondaire.
Dans le second degré, les grévistes sont, selon le ministère, 25,57% dans les collèges, 23,29% dans les lycées professionnels et 17,80% dans les lycées généraux et technologiques.

10h02: Thierry Mariani, le ministre des Transports, «ne pense pas qu'aujourd'hui le système scolaire français soit une réussite incontestable qui nécessite qu'il n'y ait aucune réforme». Pour le cofondateur de la Droite populaire, «le problème, ce n'est pas d'avoir plus d'enseignants, c'est d'avoir, j'allais dire, "mieux" d'enseignants, de les utiliser à bon escient», a-t-il déclaré sur France 2.

9h53: Jack Lang évoque un «événement sans précédent».  «Les enseignants de l'école privée et de l'école publique manifesteront parallèlement, c'est dire le mécontentement de ces professeurs qui ont été depuis cinq ans méprisés, non reconnus et dont les postes ont été supprimés un peu partout» a souligné l’ancien ministre socialiste de l’Education sur France Inter. Selon lui, «aujourd'hui, il faut bien comprendre que ce sont des médecins de Molière qui sont au pouvoir», précisant que leur «thérapie est la purge, la saignée, la démolition».