Fillettes enlevées dans la Sarthe: Que s'est-il vraiment passé?

ENQUÊTE uspects en fuite, mobile flou, le point sur les derniers éléments...

J. M.

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Charline et sa soeur Julie.
Charline et sa soeur Julie. — GENDARMERIE NATIONALE

A La Flèche, le soulagement n’efface pas les questions. Julie et Charline, les deux sœurs disparues samedi soir ont été retrouvées, mais l’incertitude demeure sur les conditions de leur enlèvement, et leurs ravisseurs présumés courent toujours. Le point sur l’enquête.

Comment les fillettes ont-elles disparu?
Julie et Charline ont disparu samedi soir. Vers 21h, les fillettes de 10 et 12 ans demandent à leur mère si elles peuvent aller se promener avec un jeune couple, parents d’une petite fille, rencontré sur une aire de jeux. C’est vers 1h du matin que la mère, sans nouvelles des fillettes, alerte la gendarmerie.

Qui les a retrouvées?
Dès les premières heures, dimanche, les recherches ont débuté. Mais devant l’absence de piste, l’alerte enlèvement a été déclenchée vers 16h. Deux heures plus tard, une femme repère deux petites filles en larmes sur un parking, à 30 km de leur domicile. Elle reconnaît Charline et Julie grâce au signalement diffusé par les médias et les ramène à la gendarmerie. Brièvement interrogée, Charline aurait révélé avoir passé la nuit dans une villa près de La Flèche.

Qui sont les suspects?
Vanessa et Maxime, jeune couple de 25 ans, sont les principaux suspects. Parents d’une petite fille de 18 mois, prénommée Maëlis, ils circulent à bord d’une camionnette blanche immatriculée dans la Sarthe et qui aurait été volée en mars, selon Europe1. Selon des témoins, ils avaient tenté, vendredi, de faire monter un enfant dans leur véhicule aux abords d’un terrain de jeux, en vain. Leur profil «ne colle pas avec des prédateurs extrêmement intelligents», ont indiqué les enquêteurs.

Comment vont Julie et Charline?
Les deux fillettes sont en état de choc mais en bonne santé. Elles n’ont pas passé la nuit chez leur mère, qui a leur garde ainsi que celle de leurs deux sœurs, depuis la séparation de leurs parents en 2003. Placées en famille d’accueil, elles n’ont pas non plus vu leur père, qui s’est rendu sur place dès l’annonce de leur disparition et se dit persuadé qu'elles n'ont subi aucune violence.