Polynésie: L'Etat va organiser un référendum sur l'éducation

Reuters

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Le haut-commissaire de la République en Polynésie française, Richard Didier, a annoncé que l'Etat pensait prochainement organiser un référendum sur l'Education.

Cette annonce fait suite à des semaines de conflit entre le vice-rectorat de la Polynésie française (rattaché à l'Etat) et le ministère polynésien de l'Education.

Ce référendum portera sur les compétences qui seront dévolues à la Polynésie française en matière d'enseignement; notamment secondaire.

Soit celui-ci restera sous la tutelle de l'Etat, mais avec une implication du ministère polynésien de l'Education (comme c'est le cas actuellement), soit la Polynésie gèrera elle-même l'intégralité de ce secteur, y compris les sommes considérables versées par la métropole pour les salaires des employés de l'Education nationale.

Rien à voir avec l'autodétermination

Il ne s'agit en aucun cas d'un référendum sur l'autodétermination de la Polynésie française, a précisé le haut-commissaire, mais seulement de déterminer jusqu'où la population est prête à voir en matière d'éducation les compétences de l'Etat transferées à la Polynésie.

«Les transferts de compétences sont prévus par la loi organique, y compris celle de 2011. Nous allons entrer en discussion avec le gouvernement polynésien, déjà pour savoir s'il souhaite ce transfert, et quelles compétences il souhaite», a expliqué Richard Didier à la presse polynésienne.

«Une fois que nous serons tombés d'accord, nous consulterons la population», a-t-il ajouté.

Si la population choisissait de confier l'éducation de ses enfants au gouvernement polynésien, celui-ci aurait à gérer une somme de 525 millions d'euros environ, actuellement gérée par le vice-rectorat.

Dans la société civile, on note une certaine réticence à confier au gouvernement polynésien cette responsabilité.