Fleury-Mérogis: Le mineur qui retenait un psychologue en otage s'est rendu

PRISON Il retenait un membre du personnel médical dans le centre de jeunes détenus, sous la menace d'une arme artisanale...

J. M. et W. M. et Reuters

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La maison d'arrêt de Fleury-Merogis en juillet 2010.
La maison d'arrêt de Fleury-Merogis en juillet 2010. — WITT/SIPA

Un psychologue a été retenu plus de 5 heures en otage ce jeudi à la prison de Fleury-Mérogis. Le détenu s'est rendu peu après 17h, selon notre journaliste sur place. Le preneur d'otage aurait 17 ans et se trouve au centre de jeunes détenus (CJD), il avait menacé le membre du personnel au cours d'une visite médicale.

Maîtrisé sans usage de la force

«La prise d’otage s’est terminée vers 17h20. Le détenu de 17 ans a été maîtrisé et placé en garde à vue sans que le GIGN ne fasse usage de la force et sans que l’on sache quelles étaient ses revendications. Le psychologue est sain et sauf et n’a pas reçu de coup. Il sera suivi car il reste choqué psychologiquement», a indiqué à 20Minutes David Mahieux, délégué régional de Force Ouvrière.

Le GIGN est arrivé sur place vers 14h30 et a immédiatement entamé les négociations avec le jeune homme, qui retenait son otage sous la menace d'une «arme artisanale». Elles se seraient déroulées «sereinement». Le détenu avait même entrouvert la porte du local où il est retranché, pour laisser passer des cigarettes à son otage, selon Le Parisien.

«Il avait déjà pris en otage une éducatrice de la PJJ»

Une porte-parole a précisé que les parloirs n'avaient pas été suspendus en raison de cette prise d'otage comme l'ont rapporté des médias et qu'il s'agit de la pause habituelle de la mi-journée. Dans un communiqué, la CGT estime que cet événement «met, une fois de plus, en relief la difficulté de la prise en charge des mineurs en milieu carcéral». «Les personnels et intervenants dans les prisons sont trop souvent victimes de violences, signe de dysfonctionnements qui doivent cesser», écrit-elle.

«Le jeune détenu risque des sanctions disciplinaires et pénales. Il avait déjà pris en otage une éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) en avril dernier à Meyzieu (Rhône)», a indiqué la source syndicale à 20Minutes. Il pourrait intégrer le quartier disciplinaire de la prison ou être transféré vers un autre établissmeent.