Tchernobyl: La procédure sur les retombées abandonnée

JUSTICE Il n'y a pas de lien scientifique, a estimé la cour, qui a suivi le parquet général...

Avec Reuters

— 

Le 29 avril 1986, le Pr Pierre Pellerin (au c.) avait déclaré : « La santé n'est absolument pas menacée ».
Le 29 avril 1986, le Pr Pierre Pellerin (au c.) avait déclaré : « La santé n'est absolument pas menacée ». — HADJ / SIPA

La cour d'appel de Paris a ordonné mercredi un non-lieu dans l'enquête sur les possibles retombées en France de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986. La cour a en effet suivi le parquet général qui estime qu'aucune lien n'a pu être établi scientifiquement entre le passage du nuage issu de l'explosion du réacteur sur une partie de la France du 30 avril au 5 mai 1986, notamment sur l'Est et sur la Corse, et les affections constatées en France.

Une seule personne est mise en examen dans le dossier, le scientifique spécialisé dans le nucléaire, Pierre Pellerin, 88 ans, poursuivi pour «tromperie aggravée».

Il est soupçonné d'avoir caché des informations qu'il détenait sur la radioactivité amenée par le nuage, mais là encore le parquet, suivi par la cour, juge les imputations insuffisamment démontrées.

Quelque 656 malades, atteints notamment d'un cancer de la thyroïde, avaient déposé plainte pour dénoncer «le mensonge» des autorités françaises concernant le nuage radioactif de Tchernobyl qui a survolé le pays.