Pour la défense, ce procès est « atteint par la limite d'âge ! »

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1992, 1993… Les contrats des emplois présumés fictifs de la Mairie de Paris ont tous l'odeur poussiéreuse du passé. Le salaire est même indiqué en francs. Plusieurs avocats de la défense en ont profité, hier, pour demander au tribunal de prononcer la nullité de la procédure. « Le délai raisonnable a été dépassé, a ainsi argumenté Benoît Chabert, avocat de Jean de Gaulle. Mon client a été entendu deux fois plus de dix ans après les faits. Comment peut-il s'en souvenir ? » Avocat d'un ancien directeur de cabinet de Chirac, Jean-Yves Le Borgne est allé encore plus loin. « Ce procès est atteint par la limite d'âge, il doit être jeté à la poubelle. » Outre l'approximation des témoins près de vingt ans après les faits, l'avocat a expliqué au tribunal que la « non-comparution de Chirac [était] même une conséquence du dépassement des délais »… C'est oublier un peu vite que le prévenu le plus illustre de cette affaire a bénéficié, quand il était à l'Elysée, pendant douze ans d'une immunité présidentielle. Retardant d'autant l'ouverture du procès.V. V.