Rentrée des classes: Se retrouver avec ses amis, l'obsession des enfants

ÉDUCATION es parents, eux, s'inquiètent du nombre bien trop élevé d’élèves par classe...

Olivia Vignaud

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Rentrée scolaire à Paris en 2010.
Rentrée scolaire à Paris en 2010. — A. GELEBART / 20 MINUTES

A 4 ans, Lola, qui faisait ce lundi matin sa rentrée en moyenne section à l’école maternelle de la cour des Noues (Paris, XXe), n’avait qu’une seule exigence: être dans la classe de sa meilleure amie. «Aujourd’hui elle a su qu’elle était avec Eve. Maintenant tout peut arriver, quoi qu’il se passe Eve est là, donc tout va bien», s’amuse sa maman, Gaëlle.

Les amis, parlons-en. C’est toujours la grande inconnue de la rentrée. Pour Marie, maman d’une petite fille qui intégrait le CM1 et d’un petit garçon qui a fait sa rentrée en CP à l’école élémentaire de Chernoviz (Paris, XVIe), la journée s’annonçait plus stressante. Joseph «est un petit garçon assez introverti, il ne nous dit pas trop ce qu’il pense mais il a quand même fait pipi au lit hier soir». Mahaut, elle, «avait un peu mal au ventre mais elle était contente. Elle avait même préparé sa tenue la veille». Finalement, tout va bien, les enfants «ont retrouvé pas mal de leur copains». Pour la maman, le moment était émouvant: «Ca m’a fait un petit coup, mes enfants sont grands maintenant».

Pour d’autres, cette journée a un goût amer. Anaïs, à qui ont avait promis qu’elle serait cette année avec ses amis, est «déçue». «Je ne suis pas dans la classe des gens avec qui je voulais être», raconte la jeune fille qui a fait son entrée en 5ème au collège Charles Péguy, dans le XIe arrondissement de Paris.

Le nouveau professeur

L’autre élément anxiogène: l’instituteur. Dans l’établissement Alfred de Musset à Levallois (Hauts-de-Seine), les parents ont eu la chance de découvrir le nom de l’enseignant à la fin de l’année scolaire précédente. «Shanna le connaît déjà. Il a la réputation de faire beaucoup travailler, ce qui la rassure pour sa future rentrée en 6ème  dont tout le monde lui parle déjà!» explique Dorothée, la belle-mère de cette petite fille qui intégrait ce lundi le CM2. «La directrice nous a indiqué le nom de l’institutrice. Elle nous a précisé qu’elle était chouette, qu’elle organisait des classes vertes, etc. Lola devrait faire partie des privilégiés!» raconte Gaëlle.

Sur ses dix professeurs, Anaïs, elle, n’en connaît que deux, dont sa «professeur de musique, qu’elle a depuis trois ans et qu’elle «n’aime pas beaucoup». Le petit Gaspar, qui faisait sa rentrée en CP dans l’une des écoles élémentaires du XVIIIe arrondissement de Paris, a lui aussi trouvé à redire: «Il est content mais il aurait quand même préféré un maître!» plaisante Julie, sa maman.

Des classes bien trop remplies

Une seule chose inquiète vraiment tous les parents, c’est le nombre d’enfants par classe. «Il n’y a pas de suppression de postes, mais il n’y a pas de création non plus. En CP, quand ils sont 30 élèves par classe, la maîtresse ne peut pas suivre chacun correctement», déplore Marie. Même son de cloches du côté de la maman de Gaspar: «L’encadrement, c’est la chose la plus importante. Si les enfants étaient moins nombreux, ça règlerait déjà pas mal de soucis».

Certains parents déplorent également de ne pas avoir la liste de fournitures avant la rentrée. Pour ceux qui ont la chance d’avoir cette petite feuille en amont, c’est un véritable soulagement. «Nous avons fait 80% des achats par internet ce qui était plus simple car j’ai un bébé de trois mois», relate Dorothée.

Et pour les plus grands

Pour les plus grands, ce jour n’est qu’une mise en bouche. La rentrée de Solène en terminale scientifique au Lycée Montalembert à Courbevoie (Hauts-de-Seine), n’aura duré qu’une heure. «On nous a distribué nos emplois du temps et nos livres». Globalement, le sentiment est bon. «J’ai de super professeurs. Je ne suis pas avec toutes mes bonnes amies mais ça c’est parce que l’on est répartis par option». «La vraie rentrée, c’est demain.»

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