Scandale sexuel à la RATP: L'accusé se dit «victime d'un règlement de comptes syndical»

ENQUÊTE Des personnes avec qui j'ai travaillé pendant des années sont derrière cette lettre, c'est leur dernière manoeuvre pour me supprimer», affirme au «Parisien» l'ancien secrétaire général de l'Unsa-Commercial...

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La RATP prévoit jeudi, journée d'action nationale à l'appel de huit syndicats, un trafic "perturbé" pour le métro parisien et "fortement perturbé" sur la zone RATP des RER A et B, mais une circulation "quasi normale" des bus et tramway.
La RATP prévoit jeudi, journée d'action nationale à l'appel de huit syndicats, un trafic "perturbé" pour le métro parisien et "fortement perturbé" sur la zone RATP des RER A et B, mais une circulation "quasi normale" des bus et tramway. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Un ex-responsable syndical de la RATP, Gwenaël Eslan, mis en cause dans une lettre anonyme de scandale sexuel, estime être la «victime d'une règlement de comptes» au sein de son propre syndicat dans un entretien ce lundi au Parisien.

«Je suis victime d'un règlement de comptes au sein de mon propre syndicat», a-t-il déclaré. «Des personnes avec qui j'ai travaillé pendant des années sont derrière cette lettre, c'est leur dernière manoeuvre pour me supprimer», a ajouté l'ancien secrétaire général de l'Unsa-Commercial à la Régie, âgé de 44 ans, dont vingt-six passés à la RATP. Selon lui, les auteurs de la lettre anonyme essaient également de lui faire quitter son «poste de secrétaire du CHSCT» et il affirme avoir «subi des pressions, du harcèlement même».

Lettre anonyme

Le PDG de la RATP, Pierre Mongin, avait reçu fin juin une lettre anonyme qui avançait que certains salariés avaient dû se livrer à des prestations sexuelles en contrepartie d'un avancement ou que des «soirées» étaient organisées dans des locaux de l'entreprise. Cette lettre, qui mettait en cause particulièrement un ancien responsable de l'Unsa surnommé «le Roi», a ensuite été transmise au parquet par la direction de la Régie.

Le parquet de Paris avait ouvert fin août une enquête préliminaire et la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) avait été saisie. Le syndicat Sud-RATP, également destinataire de la lettre anonyme, avait de son côté déposé plainte contre X, en particulier pour proxénétisme, trafic d'influence, harcèlement moral et sexuel.