Garde à vue: Les avocats se plaignent de faire de la «représentation»

JUSTICE Les robes noires multiplient les recours pour avoir plus de droit et notamment un accès à toutes les étapes de l'enquête lors d'une garde à vue...

V. V.

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Arrestation en flagrant délit et mise en garde à vue par la brigade anticriminalité.
Arrestation en flagrant délit et mise en garde à vue par la brigade anticriminalité. — DORIGNY / SIPA

En toute logique, ils ont utilisé les armes qu'ils maîtrisent le mieux. Depuis la mise en œuvre de la réforme de la garde à vue, les avocats ont multiplié les recours juridiques pour obtenir plus de droits. Ce mercredi, c'est la Cour de cassation qui doit se pencher sur leur requête. D'ici à trois mois, le Conseil constitutionnel va aussi analyser le problème. «Il est simple, confie Pierre Reine, secrétaire de la Conférence des avocats au barreau de Paris. Nous voulons avoir accès à l'intégralité du dossier de nos clients en garde à vue.»

Absentes lors des perquisitions, les robes noires veulent également participer à toutes les étapes de l'enquête lors de la garde à vue. «Pour l'instant, ça ne rime pas à grand-chose, poursuit Pierre Reine. Par exemple, on est présent lors de l'interrogatoire, mais nous n'avons pas la parole. On ne fait que de la représentation.» Contacté mardi, le ministère de la Justice nous a confié attendre «les conclusions du Comité de suivi de la réforme avant de prendre une quelconque décision sur des aménagements».