Nice étend la vidéo-verbalisation pour lutter contre les doubles files

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La ville de Nice a étendu lundi à sept boulevards supplémentaires son dispositif de vidéo-verbalisation sanctionnant les automobilistes garés en double file, une pratique très visible dans la cinquième ville de France provoquant embouteillages et accidents. Une première expérimentation sur trois boulevards stratégiques niçois, démarrée en novembre 2010 avec des amendes de 35 euros, a été jugée «concluante», a expliqué à l'AFP le député-maire UMP de la ville Christian Estrosi.

La baisse du stationnement sauvage sur ces voies réservées à la circulation a augmenté la fluidité du trafic de plus de 50%, fait baisser le nombre d'accidents, les nuisances sonores et les émissions de CO2, énumère-t-il. Le député-maire a osé s'attaquer à cette tradition bien ancrée de la double file, fort d'un récent sondage concluant que 83% des Niçois en avaient assez.

«Nous nous mettons simplement à la page»

«C'est une minorité qui la pratique», estime-t-il en défendant la réputation écornée de ses électeurs. «Les Niçois sont aussi exemplaires que les autres. Nous nous mettons simplement à la page», précise-t-il. Trois voitures en double file à 7h30 du matin sur l'un des boulevards concernés par la vidéo-verbalisation provoquent une file de voitures de 150 mètres, selon M. Estrosi. En les retirant, la file se réduit à 25 mètres.

Le maire de Nice entend limiter sa croisade par vidéo-surveillance «aux points les plus problématiques» en terme d'accidents et de saturation du trafic. Ailleurs, il affiche une certaine tolérance et dit préférer voir les forces de l'ordre juguler la délinquance plutôt que de dresser continuellement des PV. Des systèmes similaires de vidéo-verbalisation sont testés dans d'autres villes du sud, comme Cagnes-sur-Mer, Antibes et Cannes (Alpes-Maritimes), mais aussi Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).