Prêtre disparu: Le parquet confirme qu'il a exprimé des «intentions suicidaires» dans une lettre

DISPARITION Albert Marshall est introuvable depuis une semaine. Il a laissé ses papiers d'identité à son domicile avant de partir en excursion en VTT...

B.D. avec AFP

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Albert Marshall, le prêtre d'origine indienne qui a disparu depuis une semaine dans le secteur de la forêt de Compiègne (Oise) a bien laissé une lettre dans laquelle il faisait part «d'intentions suicidaires», a confirmé ce vendredi le parquet de Compiègne. Ce dernier a ajouté que d'autres pistes restent toutefois ouvertes.

Albert Marshall, 38 ans, qui officie pour l'association catholique Point Cœur à Vieux-Moulin, a disparu depuis une semaine. Il a été vu pour la dernière fois vendredi après-midi, à Vieux-Moulin, commune où il réside depuis janvier. Il a laissé ses papiers d'identité à son domicile avant de partir en excursion en VTT. Les gendarmes ont ratissé en vain la forêt. Le vélo du prêtre n'a lui non plus pas été retrouvé.

«Toutes les pistes (accident, suicide, départ) restent ouvertes»

«Je confirme qu'une lettre a été retrouvée par les enquêteurs, laissant penser à des intentions suicidaires», a indiqué à l'AFP Ulrika Delaunay-Weiss, procureur de Compiègne. «Seule la découverte» du corps «permettra de confirmer les intentions suicidaires qui ont été analysées dans ce courrier, qui semblaient assez claires», a tenu à souligner le procureur.

«Toutes les pistes (accident, suicide, départ) restent ouvertes», hormis la piste criminelle «pour le moment exclue», a ajouté la magistrate, qui envisage aussi «le départ volontaire physique, c'est-à-dire l'éloignement de la communauté pour prendre une autre option de vie». Selon le Courrier Picard, le prêtre entretiendrait en effet une relation avec une femme mariée, qui vit en Inde. Une liaison qu'il aurait mal vécué.

Le périmètre de recherches élargi

Les enquêteurs ont également recueilli le témoignage de deux personnes qui ont croisé le prêtre vendredi matin, à Lacroix-Saint-Ouen, une commune aux portes de la forêt, au sud de Compiègne. Si elles n'ont «pas donné d'indications plus précises sur la direction qu'il aurait prise ce jour-là», leur témoignage «confirme qu'il est parti vivant de la communauté religieuse et la thèse d'un départ volontaire ce vendredi matin-là», estime la magistrate.

Ces déclarations ont incité les autorités à élargir le périmètre des recherches, avec l'aide de la gendarmerie de Senlis, responsable de ce secteur de la forêt de Compiègne. Une vingtaine de gardes républicains à cheval devaient également «quadriller le secteur sud de la forêt de Compiègne», ce vendredi.