Affaire DSK-Banon: Aurélie Filippetti et Stéphane Le Foll entendus ce vendredi

JUSTICE Le second est arrivé vers 10h30, la première l'a suivi une demi-heure plus tard...

© 2011 AFP

— 

Le socialiste Stéphane Le Foll répond aux questions des journalistes à La Mutualité, à Paris, le 25 novembre 2008.
Le socialiste Stéphane Le Foll répond aux questions des journalistes à La Mutualité, à Paris, le 25 novembre 2008. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La députée Aurélie Filippetti et l'organisateur de la campagne de François Hollande, Stéphane Le Foll, étaient entendus ce vendredi en fin de matinée par les policiers en charge de l'affaire Banon-DSK, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le second est arrivé vers 10h30, la première, qui s'est ralliée au candidat à la primaire socialiste, l'a suivi une demi-heure plus tard, pour être entendus par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.

Hollande a dénoncé une «opération politique»

François Hollande avait lui-même été entendu mercredi. Il avait alors dénoncé une «opération politique» le visant et avait menacé de poursuites judiciaires ceux qui tenteraient de nouveau de le mêler à cette affaire.

Les enquêteurs auditionnent toutes les personnes qui, selon Tristane Banon et sa mère Anne Mansouret, auraient été informées des accusations portées par la jeune femme contre Dominique Strauss-Kahn, des faits allégués qui remonteraient à 2003 dans un appartement du centre de Paris.

Laurent Fabius et la secrétaire nationale du PS Laurence Rossignol ont également été cités par Tristane Banon et Anne Mansouret. C'est également le cas de personnalités du monde médiatique, comme Patrick Poivre d'Arvor ou le journaliste Philippe Vandel, ou du monde judiciaire auprès de qui Anne Mansouret et Tristane Banon affirment s'être confiées.

Qualification des faits primordiale

Les policiers entendent vérifier la crédibilité de la plainte pour tentative de viol déposée début juillet par Tristane Banon. La qualification des faits sera également primordiale: si c'est celui d'agression sexuelle qui est retenu, et non celui de tentative de viol, les faits seront prescrits et la plainte serait classée sans suite.

Anne Mansouret a expliqué avoir informé Aurélie Filippetti, dès 2003, de la volonté de sa fille de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn. Tristane Banon avait ensuite renoncé à entreprendre cette démarche, jusqu'au mois de juillet 2011. Directeur de cabinet de François Hollande en 2003, Stéphane Le Foll avait de son côté expliqué que le premier secrétaire de l'époque du PS «avait appelé Tristane Banon», l'avait «écoutée» et avait «essayé de la rassurer».