Grossesse après 35 ans: La procréation médicalement assistée ne rattrape pas le temps perdu

SOCIÉTÉ est ce qu'affirme une étude britannique...

C. F.

— 

Illustration de femme enceinte.
Illustration de femme enceinte. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les spécialistes tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Les femmes qui retardent le moment d’avoir un enfant ne peuvent pas compter sur les techniques de procréation médicalement assistée (PMA), telles que la fécondation in vitro, pour avoir un enfant. Celles-ci ne permettent pas de rattraper le temps perdu, insistent des chercheurs dans une importante étude britannique de l’Université de Glasgow, publiée dans la revue Obstetrician & Gynaecologist et relayée par le Daily Mail ce lundi.

Partant du constat que de plus en plus de couples attendent la fin de la trentaine pour fonder une famille, l’étude rappelle que passé 35 ans, une femme a cinq fois plus de risques d’avoir des difficultés pour tomber enceinte. «Le nombre et la qualité des œufs dans l’ovaire diminue», prévient le professeur Scott Nelson, co-auteur de l’étude. Et la PMA n’y peut rien. Ainsi, seulement 23% des femmes pratiquant une FIV à l’âge de 40 ans auront un bébé, contre 80% pour celles âgées de 35 ans et moins.

Les hommes aussi

Les hommes sont également concernés par cette diminution de la fertilité. A l’âge de 40 ans, il leur faudra environ deux ans pour mettre enceinte leur partenaire, même si celle-ci n’a qu’une vingtaine d’années.

Et les auteurs de l’étude de conclure que l’âge le plus sûr pour faire un enfant reste entre 20 et 35 ans.