Grève Air Algérie: Les vols reprennent progressivemente ce vendredi

TRAFIC Après quatre jours de blocage du à la grève du personnel navigant qui a cessé jeudi soir...

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Grève du personnel naviguant de la compagnie nationale algérienne Air Algérie. Voyageurs bloques a l'aéroport de Paris Orly. Paris le 12 juillet 2011.
 
 
Grève du personnel naviguant de la compagnie nationale algérienne Air Algérie. Voyageurs bloques a l'aéroport de Paris Orly. Paris le 12 juillet 2011.     — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

Après quatre jours de grève, les vols de la compagnie Air Algérie ont repris ce vendredi permettant aux vacanciers restés cloués au sol, parfois plusieurs jours, de traverser enfin la Méditerranée. Neuf vols d'Air Algérie étaient programmés à l'aéroport d'Orly où il restait 1.600 voyageurs à acheminer en plus de ceux programmés pour ce vendredi, selon une source aéroportuaire. De ce fait, des retards étaient prévisibles. Un premier vol en provenance d'Alger s'est posé à Orly à 8h50.

La compagnie Aigle Azur propose également un vol supplémentaire à destination d'Alger à 22h30. A Roissy, deux vols pour Alger et un pour Oran étaient prévus par la compagnie algérienne. Ils restait encore 300 à 450 voyageurs bloqués, selon une autre source aéroportuaire.

Ambiance plus sereine en fin de matinée

En début de matinée, les enregistrements sur les vols d'Air Algérie ont repris dans une certaine confusion à Orly où des centaines de personnes se pressaient devant les comptoirs de la compagnie.

Une soixantaine de passagers avaient passé la nuit sur place, selon une source aéroportuaire. C'est le cas de Samira qui attendait un vol pour Oran avec son bébé de deux mois et son fils de quatre ans. Elle se disait «soulagée» de la fin de la grève mais aussi «perturbée» et «fatiguée» par cette attente. «Tout le monde partira aujourd'hui, je ne sais pas à quelle heure, mais tout le monde partira», assurait un membre du personnel.

En fin de matinée, l'ambiance était plus sereine.

Des retards à prévoir à Marseille

A Marseille, les vols d'Air Algérie devaient reprendre également mais avec des retards à prévoir, selon l'aéroport Marseille-Provence. Les passagers avaient toujours la possibilité d'échanger leur réservation pour des billets de bateau. A Nice, «100 à 130 personnes qui devaient partir pour Constantine jeudi n'ont pas pu embarquer, leur avion ayant été annulé dans la soirée», selon Thierry Bauduin, directeur de permanence de l'aéroport de Nice-Côte d'Azur. Quarante-huit d'entre elles ont dormi à l'aérogare.

Selon Air Algérie, un vol devrait pouvoir acheminer ces passagers vendredi ou samedi, a indiqué Thierry Bauduin. A l'aéroport de Toulouse-Blagnac l'enregistrement du vol d'Air Algérie prévu vers Oran à 12h45 se déroulait sans encombre. Une responsable de l'escale soulignait que la plupart des personnes bloquées avaient pu prendre un avion jeudi soir.

Deux vols pour Alger, dont l'un était prévu jeudi, doivent partir de l'aéroport de Lille-Lesquin ce vendredi, selon Mohammed Zerrouki, responsable régional d'Air Algérie.Pour Alger, «nous avons préféré commencer par le vol de rattrapage, car les gens sont épuisés», a indiqué Mohammed Zerrouki. Une soixantaine de clients d'Air Algérie ont passé la nuit dans des hôtels à proximité de l'aéroport.

Levée des sanctions contre les grévistes

La grève des personnels navigants d'Air Algérie pour des augmentations salariales et le statut des 900 stewards et hôtesses de l'air a pris fin jeudi soir. Des vols de remplacement avaient déjà permis d'acheminer toute la journée une partie des milliers de vacanciers bloqués en France depuis quatre jours.

Les grévistes ont décidé de reprendre le travail après des discussions avec le bureau du Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, sans la direction d'Air Algérie, selon le président du syndicat des personnels navigants, Yassine Hamamouche. Le bureau du Premier Ministre «s'est engagé à lever toutes les sanctions contre les grévistes et à l'annulation des décisions de licenciement contre les meneurs de la grève», selon Yassine Hamamouche. La presse algérienne situait le nombre de licenciés entre 20 et 46 sur 900.